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La démission du maire demandée

Sylvie Sénéchal
Photo Nathalie Deraspe La présidente du parti Prévostois Sylvie Sénéchal et son porte-parole Me Paul Germain.

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PRÉVOST | Le parti d’opposition à Prévost demande le départ du directeur général et du maire après que cinq conseilleurs municipaux aient quitté le parti du maire.

Le parti Prévostois exige la démission du maire Germain Richer et de son directeur général Réal Martin. Hier soir, cinq conseillers élus dans le parti du maire Richer ont décidé de se dissocier de celui-ci et de siéger comme indépendants. « Nous souhaitons que les conseillers puissent changer les choses », a indiqué Sylvie Sénéchal, présidente du parti Prévostois qui du même souffle, a tenu à souligner le professionnalisme des employés de la municipalité. « Nous leur offrons tout notre soutien. »

Des employés insatisfaits

Depuis deux ans, huit cadres ont démissionné de leur poste. Plusieurs ont blâmé la gestion rigide du directeur général.

Le parti d’opposition réclame l’embauche d’un consultant afin de sonder les employés municipaux sur leur satisfaction au travail. Depuis 2012, la Ville a connu une vague de démissions qui soulèvent des questionnements au sein de la population. Gilbert Brunet, seul conseiller à demeurer fidèle au maire, défend l’administration Richer. « Ce sont des cas séparés. On fait des amalgames faciles et ignares.»

Un grief déposé

Une employée a déposé un grief à l’endroit du directeur général Réal Martin pour harcèlement psychologique. «C’est prématuré de le condamner», s’insurge M. Brunet. « L’enquête se dévoile actuellement et il n’y a que trois ou quatre personnes qui ont été rencontrées. J’ai 40 ans de gestion derrière moi et je trouve que le dg fait très bien son travail. Réal Martin connaît tous les racoins de la ville. Il est là depuis plus de 30 ans.»

Un ex-employé témoigne

Mathieu Charest a travaillé à Prévost de 2004 à 2007 comme coordonnateur de l’environnement et du développement durable. Il blâme le DG en poste pour la mauvaise ambiance. « C’est une gestion de terreur. J’ai vu bien des employés pleurer. On s’est fait dire que quiconque parlerait contre l’administration serait poursuivi. »

Depuis plusieurs mois, le mécontentement se fait sentir sur les réseaux sociaux. Certains ont même reçu une mise en demeure pour avoir incité les Prévostois à s’impliquer davantage dans les affaires de la ville.

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