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Vaccin efficace contre les lésions précancéreuses

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Bien qu’il n’ait pas encore démontré son efficacité contre le cancer de l’utérus, le vaccin Gardasil contre le virus du papillome humain (VPH) est bel et bien efficace contre les verrues et les lésions précancéreuses.

C’est ce que démontre une rare étude indépendante menée à l’Université McGill et à l’Université Queen’s sur ce vaccin controversé introduit dans les écoles du Québec en 2008.

«C’est la première étude indépendante publiée au Canada», se réjouit l’auteure Leah Smith.

La chercheuse a étudié 260 493 adolescentes ontariennes, dont la moitié avaient reçu le vaccin.

Elle a découvert que les jeunes filles vaccinées avaient 43 % moins de risque de développer des verrues génitales et 44 % moins de risque de développer une dysplasie cervicale, une lésion des cellules du col de l’utérus.

Le plus tôt, le mieux

Bien que la majorité des dysplasies cervicales n’évoluent pas en cancer, réduire leur occurrence est un progrès majeur, car «ces lésions ont un coût psychologique et physique important et coûtent cher au système de santé», explique la Pre Linda Lévesque, de la Faculté des sciences de la santé de l’Université Queen’s.

La scientifique ajoute que «les parents ne devraient pas attendre, car le plus tôt est le mieux».

Elle explique qu’en s’intéressant au VPH, elle a constaté que les jeunes ont leurs premières relations sexuelles plus tôt qu’on le pense, donc 9 ans ce n’est pas trop tôt pour les protéger d’infections transmissibles sexuellement.

incertitude

La Pre Lévesque indique toutefois qu’il faudra attendre une quinzaine d’années pour mesurer l’efficacité du vaccin contre le cancer du col de l’utérus, étant donné l’évolution très lente de ce mal et son développement plus tard dans la vie des femmes.

«La meilleure prévention contre le cancer reste de passer un test PAP régulier», insiste Isabelle Mimeault, du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes.

Elle rappelle que le VPH n’est pas le seul facteur de risque de cancer utérin et que 80 % des infections au VPH sont éliminées par le système immunitaire sans traitement.

«Alors que le financement pour la prévention ne cesse de baisser, est-ce que ce vaccin c’est de l’argent bien dépensé? N’y aurait-il pas lieu, plutôt, de faire plus d’éducation sexuelle?», demande Mme Mimeault.

 

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