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La CAQ dénonce les «questions plantées» des libéraux

La CAQ dénonce les «questions plantées» des libéraux
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

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Certains échanges en vue des études des crédits budgétaires – questions et réponses – entre certains députés libéraux et leurs collègues ministres sont finement préparés à l’avance, a révélé la Coalition avenir Québec.

Après chaque budget provincial, les députés de l’Assemblée nationale se réunissent en commission parlementaire afin de procéder à l’étude des crédits, c’est-à-dire les dépenses, de chacun des ministères et organismes de l’État.

Ces études des crédits occupent les 125 députés de l’Assemblée nationale pendant deux semaines et demi, du matin au soir.

Il s’agit d’un « sérieux exercice de reddition de comptes où le législatif doit questionner l'exécutif, où l'indépendance d'esprit devrait guider la conduite des députés », considère le député caquiste François Bonnardel.

« Or, on assiste encore cette année au festival des questions plantées chez les députés ministériels », a constaté le député de Granby.

Des preuves

En guise de preuves, le leader parlementaire de la CAQ a brandi, pendant la période des questions au Salon bleu, les copies de certains scénarios d’échanges préparés à l’avance entres députés libéraux et ministres.

Dans l’un des documents, on retrouve le préambule du député libéral des Îles-de-la-Madeleine, Germain Chevarie, au sujet de la gestion de l’eau dans les municipalités, et dans lequel il glorifie le plus récent programme mis de l’avant par le gouvernement en cette matière. On retrouve ensuite la question adressée au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, et la réponse de ce dernier.

Trois autres scénarios similaires, l’un sur la gestion des eaux usées, un autre sur le logement social et un dernier sur les aînés ont également été déposés pendant la période des questions.

« Ça, c'est le comble du cynisme en politique. C'est le festival de la question plantée », a dénoncé François Bonnardel.

Son vis-à-vis libéral, le leader parlementaire Jean-Marc Fournier, s’est retrouvé visiblement embarrassé par cette trouvaille de l’aile parlementaire caquiste.

« Nos députés vont continuer de prendre parole, [...] puis, oui, ils vont se préparer », a rétorqué M. Fournier à M. Bonnardel, en invitant les caquistes à faire de même.

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