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Changeons le mode de scrutin

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Notre mode de scrutin ne répond plus à la réalité. Sous René Lévesque, le PQ proposait d’instaurer la proportionnelle. Québec solidaire et la CAQ proposent aujourd’hui un mode de scrutin mixte qui maintiendrait le mode actuel, accompagné d’un mode proportionnel.

Notre mode de scrutin ne répond plus à la réalité. Sous René Lévesque, le PQ proposait d’instaurer la proportionnelle. Québec solidaire et la CAQ proposent aujourd’hui un mode de scrutin mixte qui maintiendrait le mode actuel, accompagné d’un mode proportionnel.

À mon avis, il faut changer notre mode de scrutin. Il faut donc analyser certains volets et en aborder d’autres afin que le changement ne provoque pas d’autres inégalités.

Maintenir le nombre actuel de députés

Le changement de mode de scrutin ne doit pas impliquer une augmentation du nombre de députés, sauf si une entente était conclue avec les Premières Nations afin de leur réserver un certain nombre de sièges.

Le Québec pourrait adopter la carte électorale qui existait au fédéral avant les dernières modifications, à savoir 75 circonscriptions.

La solution à ce problème ne réside toutefois pas dans le nombre de comtés, mais avant tout dans une réelle délégation de pouvoirs aux régions.

Les fédéralistes et les souverainistes ne pourraient tenir la victoire pour acquise dans un tel scénario, car, au fédéral, le PC, le PLC, le NPD et le Bloc ont à tour de rôle obtenu une cinquantaine de députés.

Les dimensions des comtés seraient plus grandes, mais j’ai vu des députés dont le comté était très grand être beaucoup plus présents que d’autres dont le comté était plus petit!

La place des régions

Toute diminution du nombre de comtés soulève la question de la place des régions dans le processus de décision.

Si le principe d’une personne, un vote est fondamental, il reste que les régions moins peuplées ne doivent pas voir leur importance diminuer.

La solution à ce problème ne réside toutefois pas dans le nombre de comtés, mais avant tout dans une réelle délégation de pouvoirs aux régions afin que celles-ci soient en mesure d’adapter des politiques nationales à leur réalité, plutôt que de subir l’effet de décisions bureaucratiques provenant de l’appareil d’État.

En ce sens, il importe d’instaurer des centres régionaux décisionnels en évitant l’écueil de la «structurite».

La proportionnelle et la représentation des femmes

Dans le modèle proposé, il y aurait donc 50 sièges réservés à des personnes élues selon le mode de scrutin proportionnel.

Voilà donc une excellente occasion de réduire l’inégalité entre les hommes et les femmes.

Nous pourrions adopter une règle qui inverse les résultats obtenus selon le mode actuel pour l’appliquer au mode proportionnel. Ainsi, si 60 % des 75 circonscriptions élisaient des hommes, les partis devraient faire en sorte que 60 % des sièges auxquels ils auraient droit en vertu de la proportionnelle soient accordés à des femmes. Dans cet exemple, il y aurait 45 hommes et 30 femmes élus en vertu du mode actuel et 20 hommes et 30 femmes élus en vertu du mode proportionnel. Le Parlement compterait donc 65 hommes et 60 femmes, assurant ainsi une représentation plus proche de la réalité.

Dans le cas où 80 % d’hommes seraient élus selon le mode traditionnel, le Parlement compterait alors 70 hommes et 55 femmes.

En somme, nous devrions profiter d’un changement du mode de scrutin pour accorder également plus de pouvoirs aux régions et équilibrer la représentation entre les hommes et les femmes.

 

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