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Des usagers s’organisent pour faire pression

Stefan Bracher et Yves Racine
Photo Anne-Marie Provost Stefan Bracher et Yves Racine

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Des utilisateurs de la ligne de train Deux-Montagnes ont décidé de s’organiser pour faire pression sur le gouvernement et l’Agence métropolitaine de transports (AMT), pour avoir un meilleur service.

Yves Racine, qui emprunte la ligne depuis 2004, a créé il y a quelques mois le groupe Facebook Mouvement pour nouveaux trains, pour mobiliser les usagers du train Deux-Montagnes.

Le groupe compte 276 membres. 24 Heures écrivait mardi qu’une pétition avait été lancée pour réclamer du gouvernement plus de financement. La pétition est depuis passée de 50 à 274 signatures.

«Il y a souvent des retards, nous sommes tassés comme des sardines dans les wagon pendant l’heure de pointe et certains doivent attendre sur le quai qu’un prochain train moins plein passe», énumère M. Racine.

Baisse d’achalandage

La ligne Deux-Montagnes, qui est la ligne de train la plus achalandée du réseau, a connu une baisse de fréquentation depuis deux ans.

Stefan Bracher, un autre membre du groupe qui réside à Deux-Montagnes, a annulé cet hiver sa passe annuelle et utilise maintenant le train occasionnellement.

«C’est arrivé à quelques reprises que j’ai dû aller chercher ma voiture à cause de retards et d’annulations sur la ligne», mentionne-t-il.

L’AMT a enregistré un taux de ponctualité en baisse entre 2012 et 2013 sur la ligne Deux-Montagnes, passant de 97,5% à 94%. Il a également fortement diminué cet hiver à cause de plusieurs problèmes.

«Au mieux» dans trois ans

Des citoyens du regroupement comptent distribuer des petites cartes dans les prochains jours aux usagers de la ligne pour les inciter à signer la pétition. D’autres actions de mobilisation ne sont pas exclues.

Mais cela pourrait prendre un certain temps avant de voir des améliorations concrètes.

«Le plan d’amélioration de la capacité de la ligne ne pourra pas être mis en place à court terme, c’est-à-dire au mieux dans trois ans. Mais cela passe nécessairement par la priorisation et le financement du projet par le gouvernement», précise la porte-parole de l’AMT, Fanie Saint-Pierre.

De son côté, l’attachée de presse du ministre des transports Robert Poëti affirme que c’est à l’AMT de prioriser les projets. On indique également que 175 millions supplémentaires ont été injectés dans le fonds d’immobilisation de l’AMT.

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