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Québecor: le cas de PKP sera étudié en commission parlementaire

Pierre Karl Peladeau
Photo d’archives

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Alors que le gouvernement Couillard se fait rassurant, au Parti québécois, on craint que la commission parlementaire qui se penchera sur le cas de Pierre Karl Péladeau, à la fin mai, se transforme «en tribunal politique».

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a confirmé ce matin que le cas du député de Pierre Karl Péladeau sera finalement étudié en commission parlementaire.

Les travaux débuteront le 26 mai, avec l’audition du commissaire à l’éthique et à la déontologie. Le 2 juin, ce sera au tour du jurisconsulte de l’Assemblée nationale d’être entendu.

«Si les libéraux essaient de faire d’une commission parlementaire un tribunal politique, je crois que ça pourrait se retourner contre eux», a pesté le député péquiste de Matane, Pascal Bérubé.

Celui qui a appuie la candidature de M. Péladeau à la succession de Pauline Marois depuis le début de la course à la chefferie craint que l’objectif des libéraux ne soit celui que de chercher à changer les règles pour essayer «d’abattre un adversaire politique».

«Franchement, il faut arrêter d’avoir peur», a répliqué M. Fournier, qui s’est dit étonné de la réaction du Parti québécois.

Une obligation

Lorsque que le commissaire à l’éthique et à la déontologie dépose un rapport, la loi oblige son étude en commission parlementaire, a rappelé le leader parlementaire libéral.

Rappelons qu’en février dernier, le commissaire a livré un rapport sur la mise en œuvre du Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale.

Dans le rapport du commissaire, «il n’y a pas que des recommandations qui concernent le fait qu’il y a un député qui est propriétaire d’une entreprise médiatique», a souligné M. Fournier.

Le rapport contient un total de 23 recommandations, au moins deux visent plus directement M. Péladeau, dont celle sur la question de la fiducie sans droit de regard, mais plusieurs concernent tous les députés.

«Je ne suis pas en train d’essayer de dire que nous voulons de la partisanerie là-dedans: nous voulons que des spécialistes se fassent entendre», a assuré le leader parlementaire libéral.

Des dates stratégiques?

Pour sa part, le chef caquiste, François Legault, ne comprend pas pourquoi les libéraux ont attendu aussi longtemps.

La CAQ avait présenté, en novembre dernier, une motion réclamant la tenue d’une telle commission.

«Pourquoi les libéraux, stratégiquement, ont attendu depuis le mois de novembre, bien il faut demander à Jean-Marc Fournier», a soulevé M. Legault.

Questionné à savoir pourquoi cette commission parlementaire débutera, comme par hasard, quelques jours seulement après la fin de la course à la chefferie au Parti québécois, M. Fournier s’est limité à dire que ce sont les dates qui ont été convenues.

 «Il y a eu des propositions de dates avant, mais il n’y a pas eu d’ententes», a dit M. Fournier.

«Il n’y a personne qui m’a appelé, il n’y a personne qui a appelé à la CAQ», a pourtant indiqué M. Legault.