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La liseuse idéale, à temps pour l’été

Kobo Glo HD
Photo courtoisie Kobo Glo HD

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Amazon a la part du lion dans le marché des livres numériques anglophones avec sa liseuse Kindle. Chez nous, toutefois, c’est Kobo qui mène la marche, et la Glo HD, une nouvelle liseuse compacte haut de gamme, ne fait que renforcer cette impression. Voilà le compagnon tout trouvé pour ces après-midi de farniente estival passés à se prélasser dans le hamac!

La rivalité Amazon-Kobo dans le marché des liseuses électroniques a pris un nouveau tournant, cette année: pendant que le géant américain dévoilait la Kindle Voyage, liseuse compacte à écran rétroéclairé de 6 pouces de diagonale, son rival japonais (et anciennement canadien) se pressait de mettre en marché une Kobo Glo HD à la fiche technique similaire.

Avantage Kobo au Québec

Détail important pour nous, lecteurs québécois: seule la Kobo est vendue chez nous. Ça règle donc assez vite la question du choix entre les deux appareils. Comme les deux appareils sont, au premier coup d’œil, identiques, c’est aussi bien comme ça.

Sous la surface, par contre, certaines particularités de la Kobo lui sont exclusives: d’abord, l’appareil s’accommode très bien de fichiers EPUB, PDF, JPEG, PNG et Mobi (ce dernier est le seul format toléré par les liseuses Kindle). On peut évidemment passer par la connexion WiFi de l’appareil pour acheter des livrels directement à la librairie virtuelle Kobo (qui possède une belle section d’ouvrages en français). Son port Micro USB permet aussi d’y copier des fichiers obtenus d’autres librairies en ligne, ou même des bibliothèques québécoises via le site pretnumerique.ca.

Si vous êtes du genre à stocker vos livres sur un service en nuage à la Dropbox ou Google Drive, le fureteur caché dans les réglages de la Glo HD ira les récupérer et les téléchargera sans avoir à passer par un ordinateur personnel. Ça demande toutefois un peu de patience: ce fureteur n’affiche pas le web tout à fait correctement, et même Kobo avertit qu’il s’agit d’un outil «expérimental»...

La Glo HD possède 4 go de stockage interne, sans fente pour carte Micro SD. Ça peut sembler peu, mais c’est bon pour au bas mot 2500 livres, alors disons que ce n’est pas exactement problématique. Son autonomie, elle, est établie à 2 mois, à raison de 30 minutes de lecture par jour, sans lumière ni WiFi. Dans la vraie vie, on finit par charger l’appareil aux deux semaines, environ, soit après avoir lu deux ou trois bouquins de bonne taille.

Beau, bon, presque pas cher...

Ces bouquins numériques s’affichent à l’écran très convenablement, grâce à une densité de pixels de 300 pixels par pouce (ppp) et une résolution de 1448 x 1072 px. Kobo promet que cet écran est plus durable que celui de sa liseuse Aura, qui présentait des pixels morts après seulement quelques jours d’utilisation... En prime, cinq petites diodes lumineuses (DEL) logées au bas de l’écran assurent un éclairage d’appoint (ajustable) utile quand la lumière ambiante se fait rare.

Comme c’est du numérique, on peut personnaliser l’affichage à souhait (sauf pour les PDF): police, taille des caractères, marges, interligne... Tout ça se fait à même l’écran tactile, lequel réagit plus rapidement que les Kobo de génération précédente, même si on est loin de la précision d’un iPad, disons. On peut même ajuster l’éclairage intégré d’un simple glissement du doigt sur l’écran, qui est beaucoup plus agréable à l’œil du lecteur que l’écran de tablettes numériques avant tout conçues pour la vidéo et le multimédia.

Outils sociaux

Au-delà de la lecture, Kobo propose des outils sociaux pour partager ses impressions de lecture (sur Facebook, notamment), ou pour découvrir des lectures additionnelles. C’est loin d’être aussi chouette que des sites spécialisés comme Goodreads (qu’Amazon utilise sur ses Kindle), mais ultimement, ça n’enlève rien à l’expérience de lecture sur liseuse.

Car en fin de compte, c’est là où ça se joue: la Kobo Glo HD vaut-elle la peine, comparativement aux bons vieux livres de poche? À 130 dollars, l’appareil n’est pas exactement donné. C’est tout de même 40 $ de moins que la Kobo Aura H2O, laquelle est à l’épreuve des éclaboussures. Pour la mécanique offerte, ça demeure donc un prix tout à fait raisonnable. Le livrel coûtant généralement 5 à 10 dollars de moins que l’édition imprimée, ça finit par s’amortir dans le temps, aussi.

C’est surtout l’utilité de ne transporter qu’un très mince objet de 180 grammes dans ses poches, plutôt qu’une pile de bouquins lourdauds et encombrants, qui s’avère le principal attrait du livre numérique. Et à ce jeu, la Glo HD est sans conteste une des liseuses les plus attrayantes sur le marché à l’heure actuelle.


Kobo Glo HD

Kobo Glo HD
Photo courtoisie
  •  Liseuse numérique à écran rétroéclairé de 6 po. (1448 x 1072 px)
  •  4 go de stockage interne
  •  Micro USB, WiFi
  •  Lit les formats EPUB, PDF, Mobi, Jpeg, PNG
  •  Autonomie max. de 2 mois par charge
  •  130 $