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Des appartements saccagés

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SHERBROOKE | Un propriétaire de 75 logements près de l’Université Bishop’s en Estrie retrouve chaque année quelques-uns de ses logements complètement saccagés.

La fin des classes amène toujours la même routine pour Karl Hunting. Il visite ses logements et comptabilise les dommages causés par les partys étudiants tout en planifiant les réparations qui auront lieu durant l’été.

Cette année, jusqu’à maintenant, deux ­logements ont été saccagés. Des trous gros comme des ballons de soccer ou petits comme des balles de golf, des électro­ménagers noirs de saleté, des tapis jamais nettoyés imbibés de bière, des murs peints avec de la peinture fluorescente et une accumulation d’une année de poussière.

 

Chaque année, Karl Hunting doit ­rénover quelques-uns de ses ­logements en raison du saccage ­effectué par des étudiants de ­l’Université Bishop’s. L’université prend la situation très au sérieux.
Photo Le Journal de Montréal, Michel St-Jean
Chaque année, Karl Hunting doit ­rénover quelques-uns de ses ­logements en raison du saccage ­effectué par des étudiants de ­l’Université Bishop’s. L’université prend la situation très au sérieux.

Facture aux parents

Ce dernier avoue ne pas trop s’inquiéter de la situation. «Je ne m’en fais plus du tout, lance-t-il d’emblée. Cela ne me sert à rien d’envoyer des avis à la Régie du logement ou d’entamer des poursuites puisque cela prend beaucoup de temps et d’argent. Souvent, les étudiants proviennent de l’extérieur du ­Québec, alors c’est trop compliqué. Avec le temps, j’ai appris à ne plus me fâcher pour quelques trous dans les murs», dit-il en riant.

Par contre, il assure avoir déjà expédié des factures aux parents avec des photos à l’appui lorsque les dégâts étaient énormes. «C’est arrivé quelques fois et les parents font payer leur enfant. Mais, honnêtement, je ne le fais pas souvent parce que ce n’est pas si grave que cela. Je répare et par la suite tout est correct», avoue-t-il.

Karl Hunting a déjà essayé d’inclure dans les baux de ses logements un dépôt de sécurité, mais cela n’est pas légal selon ses dires.

 

Photo Le Journal de Montréal, Michel St-Jean

Prévention à l’Université

La directrice aux affaires étudiantes de l’Université Bishop’s, Jackie Bailey, assure que l’université est au courant du grabuge qu’il y a dans des appartements en dehors du campus.

«Oui, nous en avons entendu parler, ­assure-t-elle. Pour les réparations, nous n’y pouvons rien. Nous rencontrons cependant les étudiants. Nous leur faisons comprendre que ce sont des actes inacceptables», dit-elle.

Mme Bailey confirme qu’un comité a été créé il y a trois ans afin que les partys soient bien organisés et que de la prévention soit faite auprès des étudiants.

«Le comité fait un bon travail. Lors de gros évènements comme l’Halloween, il prévient la Ville, les policiers ainsi que le voisinage pour s’assurer que tout est correct. Le ­lendemain, ils sont plusieurs à nettoyer la Ville. De plus, nous avons une bonne relation avec la Ville de Sherbrooke et les policiers, ce qui est une bonne chose pour nous», ­souligne-t-elle.

Photo Le Journal de Montréal, Michel St-Jean

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