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Peu de sucre dans un verre de vin

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À compter de demain, la Société des alcools du Québec affichera les teneurs en sucre résiduel sur son site internet (www.saq.com) avec la fiche technique des vins. C’est une excellente nouvelle pour les consommateurs soucieux de la quantité de sucre qu’ils consomment. Si les boissons gazeuses et les friandises chocolatées font assurément partie de la liste des aliments à éviter, plusieurs s’inquiètent de la teneur en sucre résiduel des vins. Le point sur la question.

À compter de demain, la Société des alcools du Québec affichera les teneurs en sucre résiduel sur son site internet (www.saq.com) avec la fiche technique des vins. C’est une excellente nouvelle pour les consommateurs soucieux de la quantité de sucre qu’ils consomment. Si les boissons gazeuses et les friandises chocolatées font assurément partie de la liste des aliments à éviter, plusieurs s’inquiètent de la teneur en sucre résiduel des vins. Le point sur la question.

Si les teneurs en sucres peuvent sembler élevées, il faut relativiser le tout en fonction de la portion consommée. Ainsi, les recommandations pour la santé globale sont de ne pas dépasser 2 à 3 verres de vin par jour, un verre correspondant à 5 oz (140 ml).

Faisons le calcul, le vin le plus riche en sucre de notre tableau est à 19 g de sucre résiduel par litre (1000 ml).

Pour un verre de 140 ml, on obtient donc 2,7 g de sucre.

Un verre standard de ce vin contient donc l’équivalent d’un peu plus d’une demi-cuillère à thé de sucre. Pas si mal si on considère qu’une seule boisson gazeuse de 355 ml en contient 8...

En fait, le vin reste beaucoup moins sucré que tous les desserts, y compris les yogourts aux fruits.

Par contre, une personne diabétique doit calculer les quantités de sucre qu’elle consomme. Ainsi, si elle prend trois verres de vin demi-doux (par exemple le vin qui contient 19 g de sucre résiduel par litre), on obtient 8 g de sucre, soit l’équivalent de 2 c. à thé de sucre.

À prendre en considération dans la planification des menus.


 

Le sucre dans un verre de vin

Les vins sont déjà classés en fonction de leur teneur en sucre résiduel.

 

0 à 4 g/litre – vin sec

4 à 12 g/litre – vin demi-sec

12 à 50 g/litre – vin demi-doux

50 g/litre – vin doux

Les vins rosés et blancs ne sont pas nécessairement plus sucrés que les vins rouges. On retrouve des vins dans chaque catégorie, peu importe leur couleur. Si l’on veut un vin moins sucré, il suffit d’opter pour les vins secs. La perception du sucre n’est pas toujours présente, certains vins affichant une acidité franche qui masque la teneur en sucre.


 

Et l’arsenic ?

Une poursuite américaine récente sur la présence d’arsenic dans le vin, dont le populaire Ménage à Trois, inquiète plusieurs amateurs de vin. En fait, l’arsenic est une composante présente naturellement dans les sols et dans les eaux souterraines de plusieurs pays qui peut facilement migrer vers les vignes (ou le riz et d’autres cultures) et ultimement vers le produit fini. Santé Canada fixe une limite de 100 ppb (parties par milliard) pour la présence d’arsenic dans le vin, alors que la limite fixée pour l’eau potable est de 10 ppb. La raison? La quantité d’eau consommée est largement supérieure aux quantités de vin, ce qui impose une limite plus stricte pour l’eau. La SAQ effectue des milliers de tests annuellement pour vérifier la teneur en arsenic des vins, la moyenne se situe entre 1 et 10 ppb, bien en deçà des limites permises. Malheureusement, notre alimentation n’est pas dépourvue de composantes toxiques, c’est la variété du contenu de notre assiette et de nos boissons qui permettra de limiter l’exposition aux mêmes composantes nocives en trop grande concentration!


 

Le point sur les sulfites

La teneur en sulfites des vins préoccupe plusieurs consommateurs. Les sulfites sont ajoutés comme agent de conservation. Ils stabilisent le vin et ont des propriétés antimicrobiennes. Les vins les plus sucrés contiennent davantage de sulfites. Des sulfites sont naturellement présents en faible quantité dans les vins, d’autres sont ajoutés par des producteurs *, pour assurer la stabilité du vin pendant le transport. Des limites de 420 ppm (partie par million) sont émises par Santé Canada et comme les sulfites comptent parmi les allergènes principaux, dès qu’un vin contient 10 ppm ou plus de sulfites, la mention sur l’étiquette est obligatoire.

* En général, les vins bio et en culture de biodynamie contiennent moins de sulfites ajoutés. Les vins nature ne contiennent pas de sulfites ajoutés, ils sont donc beaucoup plus fragiles. On les retrouve depuis peu à la SAQ en quantités limitées.

Certaines personnes sont hypersensibles aux sulfites. Les réactions sont similaires aux réactions allergiques (asthme, urticaire, voire choc anaphylactique). Quant aux maux de tête, il existe encore un doute à savoir s’ils sont reliés aux sulfites ou à d’autres molécules présentes dans le vin.