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Contre sa propre paroisse

« Mes amis n’osent pas me le dire en plein visage, mais ils restent fidèles au CH » - Alex Killorn

 Alex Killorn
Photo AFP Alex Killorn

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TAMPA | Alex Killorn et Cédric Paquette n’ont pas encore rallié la totalité de leurs amis à la cause du Lightning. Les deux ailiers ont comme objectif de freiner le parcours du Canadien en séries. Un scénario qui provoque de drôles de frictions.

« Il y a plusieurs de mes amis qui veulent que je marque des buts, mais ils espèrent tout de même une victoire du Canadien », a dit Killorn qui est né à Halifax, mais qui a grandi à Beaconsfield.

« Ils n’osent pas me le dire en plein visage, mais ils restent fidèles au CH, a-t-il poursuivi. Je trouve ça un peu étrange, mais je peux comprendre leur réaction. Ils aiment cette équipe depuis tellement longtemps. Mais, ma famille et mes amis proches vibrent au rythme du Lightning. »

Paquette, qui est originaire de la Gaspésie, vit exactement le même phénomène.

« Mes meilleurs amis restent derrière moi, mais plusieurs de mes connaissances m’écrivent sur facebook et ils me lancent souvent le même message : ils me souhaitent une bonne série, mais ils veulent une victoire du Canadien. Je ne pense pas trop à cela. Ce n’est pas toujours l’idéal de lire les nombreux messages. Mes proches m’encouragent. Je sais qu’ils rêvent de me voir soulever la Coupe Stanley avec le Lightning même si le Canadien occupe encore une petite partie dans leur cœur. »

Déjà un septième match...

Toujours en avance 3-2 dans cette série, le Lightning abordera le sixième match avec la mentalité d’une septième rencontre.

« Quand tu mènes 3-0 et que tu perds deux matchs d’affilée, il y a un peu plus de nervosité, a admis Killorn. Mais, nous jouerons à la maison et nous avons confiance. Même si nous ne faisons pas face à l’élimination, nous ne voulons pas retourner à Montréal pour y jouer une ultime rencontre. Pour nous, c’est un septième match. »

« Depuis qu’on a gagné trois matchs, on considère la rencontre suivante comme un septième match, a renchéri Paquette. La quatrième reste toujours la plus difficile à obtenir. On le voit avec les Capitals. Il n’y a jamais une équipe qui veut se laisser abattre. Le Canadien a beaucoup de caractère. »

        • Si Paquette n'a toujours pas obtenu de point en quatre matchs face au Tricolore, Killorn produit à un bon rythme avec quatre points (1 but, 3 aides) en cinq matchs.