/sports/hockey/canadien
Navigation

La guerre des nerfs

Michel Therrien soutient que la pression est sur les épaules du Lightning​

Michel Therrien
Photo le journal de montréal, Martin Chevalier Michel Therrien

Coup d'oeil sur cet article

TAMPA | Le Canadien s’est pointé en Floride avec la ferme intention de forcer la tenue d’un septième match. À 36 heures du sixième duel contre le Lightning, un mélange de calme et d’excitation régnait au sein de la troupe montréalaise.

«Plus la série avance, plus la pression est sur les épaules du Lightning. On le sait, on est passé par là au premier tour», a soutenu Michel Therrien, au terme de l’entraînement qu’il a tenu en banlieue de Tampa.

L’entraîneur du Canadien n’a peut-être pas tort, n’empêche que c’est son équipe qui fera face à l’élimination ce soir, et ce, pour la troisième fois de suite. Contrairement au Canadien, une défaite du Lightning ne signifierait pas le début des vacances.

«On est habitués de jouer des matchs sans lendemain. On est à notre meilleur dans ce type de situation», a ajouté Therrien.

Un point qu’il faut accorder au pilote du Tricolore. Pour preuve, le Canadien montre un dossier de cinq gains contre un seul revers au cours des deux dernières saisons, lorsqu’il fait face à l’élimination.

L’expérience de Sotchi

Blessé face aux Rangers dès le premier match de la finale d’association, en 2014, Carey Price a disputé quatre de ces six rencontres. Dans ces quatre matchs, qu’il a remportés, il a maintenu une moyenne de but alloué de 1,00 et un taux d’efficacité de ,962.

Le gardien ne cache pas que l’expérience acquise lors des Jeux olympiques de Sotchi, où les matchs sans lendemain se succédaient lors de la ronde des médailles, l’a grandement aidé à gérer le stress que peut provoquer ce type de rencontre.

«J’ai vu plein de leaders, provenant de plusieurs équipes, aborder ces matchs avec un calme surprenant. Même durant les parties, ils sautaient sur la glace avec calme et confiance. Ils étaient capables de garder leur concentration quelle que soit la gravité du moment», a raconté le médaillé d’or, qui soutient être témoin du même phénomène dans le vestiaire du Canadien.

La confiance grandit

D’ailleurs, Therrien souligne qu’il y a parfois moyen de bâtir sa confiance, même lors d’échec. Selon lui, c’est ce qu’il s’est produit au cours de cette série face au Lightning.

«C’est la façon dont tu joues qui donne la confiance. Certains soirs, tu peux gagner un match et rentrer à la maison avec des doutes, a-t-il d’abord indiqué.

«J’aime la façon dont nous jouons depuis le premier match. Et plus la série avance, plus je sens qu’on joue en confiance.»

Inutile de dire qu’avec un gain lors de ce sixième match, le niveau de confiance atteindrait son paroxysme.

Si l’on se fie à la formation déployée lors de cet entraînement, Therrien gardera son groupe intact. Ébranlé lors d’une collision accidentelle avec Steven Stamkos, Alexeï Emelin était bel et bien à son poste.