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Un journaliste expulsé d’une rencontre publique par le ministre Arcand

Le  ministre de l’Énergie Pierre Arcand
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le ministre de l’Énergie Pierre Arcand

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Un journaliste a été expulsé d’une rencontre publique sur l’acceptabilité sociale lundi par l’équipe du ministre de l’Énergie Pierre Arcand.

Ce «chantier» était destiné à «entendre les points de vue de l’ensemble des citoyens et des organismes» sur l’exploitation des ressources naturelles. Le journaliste du Devoir, Alexandre Shields, était le seul représentant des médias sur place et il n'était pas le bienvenu.

«Comment le ministre peut-il, en même temps, faire valoir son souci de «transparence» et interdire aux journalistes de faire état des opinions qu’il sollicite auprès d’organismes, de citoyens et d’acteurs locaux?», a dénoncé la Fédération professionnelle des journalistes.

La FPJQ «s’indigne» de cette «manœuvre qui empêche la presse d’informer les citoyens.» «Il ne s’agit pas ici de consultations privées au bureau du ministre, mais de rencontres publiques, convoqué par un organisme public à l’intention du public et qui discute d’enjeux publics», a ajouté la fédération.

Au cabinet du ministre, on rétorque que les médias étaient admis à la rencontre, mais seulement pour une «prise d’image.» Et si les journalistes ne peuvent rester plus longtemps et rapporter les discussions, c'est à la demande des groupes invités, a affirmé l’attachée de presse, Véronique Normandin.

Le ministre a été échaudé en février alors que des propositions émises par des experts sur un tarif d’électricité plus élevé pour les «grosses maisons» avaient rebondi au parlement. M. Arcand avait été critiqué par l'opposition. «Les représentants veulent avoir des discussions, pas prendre position», dit Mme Normandin.

Plusieurs groupes étaient à Montréal lundi pour faire valoir leur point de vue sur la question de l’exploitation des ressources minières et énergétiques du Québec. Des groupes environnementaux comme le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) ont débattu de la question, tout comme le collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec, le Conseil Patronal de l’Environnement du Québec (CPEQ) et SNC-Lavalin Environnement.

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