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Encore de la corruption selon Duchesneau

L’ex-député veut récupérer l’argent volé aux citoyens

Jacques Duchesneau
Photo les archives, Jean-François Desgagnés Jacques Duchesneau, Ancien député

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Trois ans après la mise en place de la commission Charbonneau, l’ancien grand patron de l’unité anticollusion Jacques Duchesneau affirme que la corruption existe toujours.

«La culture n’a pas changé. Il y a encore de la corruption et des gens qui trouvent d’autres moyens très sophistiqués pour contourner le système», a déclaré l’ex-directeur de l’unité anticollusion et ex-député caquiste Jacques Duchesneau, en marge d’une conférence sur l’éthique qu’il donnait hier soir devant des professionnels de l’audit interne.

Rien ne changera si les institutions québécoises ne se donnent pas les moyens de combattre ces comportements frauduleux, a-t-il expliqué, précisant qu’un certain nombre «de corrupteurs et d’élus» s’en étaient «sortis trop facilement» après leur passage devant la commission Charbonneau.

Récupérer l’argent volé

Ce combat passe notamment par la récupération des centaines de milliers de dollars volés aux contribuables, après les dizaines d’années de corruption et de collusion qui ont infesté l’octroi des contrats publics de Montréal, Laval ou encore du ministère des Transports, soutient M. Duchesneau.

Dans son rapport final, la commission Charbonneau devrait d’ailleurs recommander au gouvernement et aux municipalité de récupérer ces deniers publics en leur donnant des pistes de solution, estime-t-il.

«Si la commission ne fait pas de recommandation dans ce sens, je vais resortir mon bâton de pèlerin», a-t-il dit en souriant.

L’ancien chef de police devenu une figure emblématique de la lutte anticorruption a toutefois tenu à saluer le parcours «extraordinaire» de la commission d’enquête.

«Dans l’ensemble, elle a fait un très bon travail et je pense qu’elle va rendre un rapport fort», confie-t-il, tout à fait d’accord avec le délai supplémentaire qui lui a été accordé jusqu’à cet automne.

«On jugera le pommier à la qualité de ses pommes, mais chose certaine, elle nous a ouvert les yeux et rien que pour ça elle mérite une tape dans le dos», a-t-il par ailleurs ajouté.

Volonté politique

Mais les recommandations, aussi bonnes et solides soient-elles, ne serviront à rien si elle ne trouvent pas d’écho, tient à alerter Jacques Duchesneau.

«Il faut qu’il y ait la volonté politique de les appliquer derrière. Aura-t-on ce désir? Sinon, un mois après la commission Charbonneau, plus personne ne va s’en rappeler».

 

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