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Contrebande de vin: les affaires d'un réseau tournent au vinaigre

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Un réseau de contrebande de vin basé sur la réserve mohawk de Kahnawake a été démantelé par la police de Montréal, hier, après avoir écoulé 1,8 million de bouteilles sur le marché noir en quatre ans et privé l’État de recettes fiscales de 14 millions $.

Parmi les 13 personnes soupçonnées d’avoir trempé dans ce commerce, l’œnologue Luca Gaspari a été appréhendé à son domicile de Saint-Basile-de-Grand.

Une autre présumée tête dirigeante du réseau est un ancien joueur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec et de la défunte Association mondiale de hockey. Floyd Lahache, ex-porte-couleurs des Castors de Sherbrooke et des Stingers de Cincinnati, dirige la First Nations Winery, le point de vente allégué de l’organisation, à Kahnawake.

L’Ontarien Murray Marshall, président du producteur et distributeur de vin Diamond Estates, dans la région de Niagara, a lui aussi comparu relativement à cette affaire.

Floyd Lahache, Accusé
Photo courtoisie
Floyd Lahache, Accusé

Moitié prix

Selon le commandant Marco Roy, le réseau mis au jour par les 35 policiers de l’Unité Accès du SPVM a vendu 1,8 million de bouteilles de vin (format de 750 ml) sur le marché noir, depuis quatre ans.

«Ils importaient des conteneurs de vin en vrac de l’Europe, surtout de l’Italie, a-t-il expliqué au Journal. La marchandise arrivait au port de Montréal et était détournée par voie terrestre en Ontario. Le vin était ensuite acheminé à Kahnawake pour y être transformé et embouteillé, avec l’intervention d’un œnologue.»

Les conteneurs étaient dédouanés en Ontario, plutôt qu’au Québec, afin de contourner le monopole de vente exercé par la Société des alcools du Québec (SAQ) et ainsi échapper à l’imposition des taxes prévues.

D’après le commandant Roy, l’œnologue Gaspari se serait livré à de la contrefaçon de marques de commerce en copiant la recette d’une vingtaine d’appellations. Un faux Chianti Classico était vendu à moins de 10 $ la bouteille, de deux à trois fois moins cher qu’un vrai offert sur les tablettes de la SAQ.

89 000 litres saisis

Le projet d’enquête baptisé Malbec a débuté en janvier 2014 après que les policiers eurent saisi 115 caisses de vin dans un entrepôt d’un client qui venait de s’approvisionner à la First Nations Winery.

Le SPVM a confisqué 89 000 litres de vin de contrebande dans l’opération.

La police estime que le réseau a privé les gouvernements fédéral et provincial d’une somme de 14 millions $ en revenus de taxes.

Les agences québécoise et canadienne du revenu réclameront leur dû ainsi que des pénalités financières aux accusés, dont 11 ont comparu hier pour fraude, complot, contrebande, contrefaçon et recyclage des produits de la criminalité.

 

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