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Lino Zambito «soulagé» d'avoir plaidé coupable

Lino Zambito
Photo d'archives

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Le témoin vedette de la commission Charbonneau s’est dit soulagé après avoir plaidé coupable à des accusations de fraude et de complot en lien avec l’octroi de contrats publics à Boisbriand.

Lino Zambito s’est présenté au palais de justice de St-Jérôme mercredi pour mettre un terme à son procès. «Je suis soulagé», a-t-il confié au Journal après avoir été entendu par le juge.

L’ex-entrepreneur en construction a plaidé coupable à six chefs d’accusation, dont complot, abus de confiance, fraude envers le gouvernement et intimidation. Son père Giuseppe Zambito, accusé dans le même dossier, lui a emboîté le pas, reconnaissant avoir menacé l’entrepreneur André Durocher pour l’empêcher de soumissionner sur un contrat.

Les deux hommes devront revenir en cour le 29 septembre pour que le juge Paul Chevalier entende leur plaidoyer de culpabilité ainsi que les représentations sur sentence des parties.

Peine dans la collectivité

Selon les informations obtenues par Le Journal, Lino Zambito devrait écoper d’une peine de deux ans moins un jour à purger dans la collectivité tandis que son père bénéficierait d’une absolution inconditionnelle.

«Même s’il y a une suggestion commune (de la défense et de la Couronne) quant à la peine, je ne suis pas lié à celle-ci», les a toutefois prévenus le juge Chevalier.

Arrêté par l’escouade Marteau en 2011 relativement à des activités de corruption, Lino Zambito était soupçonné de s’être taillé la part du lion dans les contrats publics de Boisbriand sur fond de collusion, de corruption et de financement politique illégal. Il a notamment décroché un contrat de plus de 28 M$ pour la réfection de l’usine d’épuration de la municipalité des Basses-Laurentides, en 2007.

« Un aveu important »

La mairesse de Boisbriand, Marlène Cordato, a qualifié l’aveu de culpabilité de Lino Zambito d’important. «Je suis soulagée. Cela a été un long combat. Les accusés ont tenté de miner ma crédibilité en espérant que j'abandonne la partie. J'ai tenu bon pour l'ensemble des citoyens», a-t-elle déclaré par voie de communiqué.

Avant de se prononcer sur la sentence de Zambito père et fils, le juge Chevalier est saisi du procès de l’ex-conseiller municipal de Boisbriand Claude Brière, également coaccusé dans ce dossier.