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Les métiers de la bière

brewery inside -ampoule filling system // Brauerei Abfüllanlage
Photo Fotolia

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Selon l’Association des brasseurs du Québec, l’industrie de la bière justifiait en 2007 l’existence de plus de 54 000 emplois. Pourtant, les brasseurs eux-mêmes n’en employaient même pas 5000. C’est que la production n’est qu’une partie de l’univers de la bière.

Selon l’Association des brasseurs du Québec, l’industrie de la bière justifiait en 2007 l’existence de plus de 54 000 emplois. Pourtant, les brasseurs eux-mêmes n’en employaient même pas 5000. C’est que la production n’est qu’une partie de l’univers de la bière.

Au fur et à mesure que l’industrie brassicole se développe, de nombreux corps de métiers connexes finissent par s’y impliquer. Il y a les suspects habituels que sont les avocats assistants avec la documentation légale et les permis, les assureurs voyant dans l’industrie brassicole une source croissante de revenus ou encore les banquiers toujours intéressés à mettre leur argent au travail.

Les métiers de la construction sont sollicités pour l’aménagement des locaux comme les équipementiers qui fabriquent des salles de brassage de petites dimensions pour les microbrasseries. N’oublions pas en amont l’agriculteur qui cultive orge, blé et autre houblon et, bien entendu, le distributeur qui porte la bière de la brasserie au détaillant. Épiceries, dépanneurs, restaurants et bars jouent aussi un rôle primordial, tout comme souvent le distributeur qui leur apporte le produit depuis la brasserie. À cette chaîne traditionnelle s’ajoutent désormais des médias spécialisés, quand ce ne sont pas des chroniqueurs spécialisés dans des médias de masse (Allo!) et toute une batterie d’événements tels des festivals régionaux de bière.

Vieux routier

Michel Gauthier
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Photo Courtoisie

Le sexagénaire Michel Gauthier est l’un des professionnels roulant sa bosse dans un rôle non traditionnel de l’industrie depuis 1996. D’abord avec les Laboratoires Maska et plus récemment avec sa firme Carmic Consultation. «J’ai collaboré au démarrage de plus de 40 brasseries sur le territoire québécois.» Si son nom ne vous est pas familier, M. Gauthier n’en a pas moins assisté le tiers des brasseurs québécois dans leur projet, que ce soit dans la conception technique du projet, dans la résolution de problèmes, dans l’implantation d’un programme de qualité ou encore dans la formulation de recettes.

Plus occupé que jamais, M. Gauthier s’attend à ce que la croissance du nombre d’établissements brassicoles poursuive son accélération, notamment au sein de villages dont la faible population pourrait paraître insuffisante pour supporter une brasserie. Or, les exemples de succès dans ces conditions sont maintenant suffisamment nombreux pour croire que ce modèle d’affaires peut fonctionner. Avec son partenaire Guy Létourneau, un vieux routier de la gestion de PME à son compte depuis quelques années, Michel Gauthier offre par ailleurs régulièrement une formation complète sur le démarrage des microbrasseries.

Nombreux projets

«Je suis régulièrement sollicité par des Européens, j’ai même été approché par des gens qui avaient un projet en Guadeloupe. Il n’existe pas de tels cours clé en main ailleurs dans la francophonie.» Si jamais l’idée de lancer votre propre brasserie vous intéresse...


♦ David Lévesque Gendron et Martin Thibault sont les auteurs de Les saveurs gastronomiques de la bière (Druide, 2013), sacré meilleur livre sur la bière aux Gourmand Awards, gagnant du premier prix littéraire Mondial de la Bière, gagnant d’une médaille d’or au concours des livres culinaires canadiens de Taste Canada et finaliste pour le prix Marcel Couture.

 


Le saviez-vous ?

L’AFEBI, créée en 2015, est l’Association Francophone des Experts Bières Indépendants, un regroupement d’amateurs non liés à des brasseries, mais qui unissent leurs efforts pour favoriser la promotion de la culture brassicole au sein des pays francophones.

 


Dégustation comparative

Trois délicieuses bières de micro-brasseries, deux québécoises et une ontarienne, à découvrir:

Lug-Tread

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Photo courtoisie

Beau’s, à Vankleek Hill (Ontario)

Le nez : Pain frais, grains, fruits légers
En bouche : Céréales, amertume discrète
Pourquoi c’est bon : La beauté dans la simplicité. Un étalage de malts d’orge et de blé tout en fraîcheur.

 

Terre Ferme

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Photo courtoisie

À l’abri de la tempête, à L’Étang-du-Nord, Îles-de-la-Madeleine

Le nez : Conifère, épices
En bouche : Citron, amertume résineuse
Pourquoi c’est bon : Avec ses notes herbacées qui détonnent de la Pale Ale typique, cette Terre Ferme redéfinit le concept de caractère maison.

 

Tante Tricotante

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Photo courtoisie

Microbrasserie du Lac St-Jean, à St-Gédéon

Le nez : Céréales, brioche, fleurs
En bouche : Pain miellé, banane, délicate amertume herbacée
Pourquoi c’est bon : Cette belle blonde vous fourvoie du haut de ses 8 % qui ne les font pas. Complexe tout en semblant légère.