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Réunis de nouveau après une décennie

Bet.e & Stef
Photo Courtoisie L’album de Bet.e and Stef, Seeds, est présentement sur le marché. Le duo se produira au Festival international de jazz de Montréal le 1er juillet.

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Après avoir connu un immense succès au début des années 2000, le duo Bet.e and Stef a pris une longue pause de 10 ans, avant de retourner sur les planches en 2013. Le voilà aujourd’hui de retour avec un premier album depuis 2002. Le Journal s’est entretenu avec la chanteuse du groupe, Bet.e.

 

Pourquoi avoir fait une pause pendant si longtemps ?

«On ne pouvait pas faire autrement. On en avait grandement besoin. Durant la pause, on a fait d’autres albums ailleurs. On n’avait pas prévu que ça prendrait 10 ans. Ce qui est important, c’est qu’on a attendu d’être prêt à reprendre le collier. Aujourd’hui, on n’est pas en danger de se séparer de nouveau.»

Comment s’est orchestré le retour du groupe ?

«On a senti à un moment donné qu’il fallait qu’on se parle. On voulait faire le point. À partir de cette conversation-là, ç’a ouvert des portes. Stef était déjà impliqué dans le monde de la musique électronique. On a travaillé sur un Remix deluxe, en demandant à d’autres artistes de refaire notre musique. Quand on a approché Universal, ils nous ont dit qu’ils embarquaient dans le projet, mais ils nous ont demandé si on allait faire un nouvel album de compositions originales. On a accepté. C’était comme de dire oui à une demande en mariage. On était prêt.»

Qu’est-ce qui avait causé votre arrêt indéterminé en 2003 ?

«Quand le succès vient, ça grossit tout. On sentait à ce moment-là que si on ne prenait pas de pause, on allait imploser. Même si on se faisait offrir un contrat d’un demi-million avec Universal à New York. On savait qu’on se mettrait le bras dans le tordeur. On voulait prendre une pause pour préserver ce qu’on avait créé.»

Qu’est-ce qui a changé dans le groupe ?

«On est plus matures. Haha! Comme bien des gens qui partent un groupe, souvent ils sont adolescents et ils travaillent pendant 10 ans dans l’ombre. Quand le succès frappe, c’est le fun, mais ça fait déjà 10 ans que t’es là-dessus. À nos débuts, on était dans la vingtaine. On faisait de notre mieux. Mais on n’avait pas la maturité qu’on a aujourd’hui à 40 ans.»

Comment se sont passées les deux dernières années depuis votre retour ?

«Il y a eu une soixantaine de spectacles, plusieurs salles combles. Il y a une deuxième génération de fans qui nous suivent, qui ont grandi avec notre musique. Nous avons créé le nouvel album sur scène. C’est comme si le public nous avait donné un laboratoire de création.»

Parlant du public, comment se déroule la relation avec lui ?

«C’est plus fort que jamais. Depuis deux ans, les gens viennent nous voir après les shows pour nous dire que notre musique leur a fait du bien, qu’elle les a aidés à traverser des périodes difficiles. Ils nous confient des détails intimes de leur vie, comme des tentatives de suicide, des maladies, des divorces. Dans le climat de gratuité musicale actuelle, on ne se sent pas vraiment valorisé quand on donne notre meilleur effort et que nos revenus diminuent de 80 %. Mais la réaction des fans nous fait du bien.»

Le travail sur le nouvel album a-t-il été semblable aux précédents ?

«En fait, nous avons travaillé principalement à trois, avec Jay Atwill, notre ami guitariste et producteur australien. On a tout réarrangé nos chansons pour la formule trio. Jay était là dès le début du processus et on a créé cet album avec lui.»

Comment entrevoyez-vous le spectacle extérieur au Festival de jazz de Montréal cet été ?

«On voit ça venir. On sait que c’est gros, mais il ne faut pas paniquer. Quand je me sens préparée, je sais où je m’en vais et je peux me permettre d’avoir du fun. L’organisation permet la relaxation.»

 
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