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Un signal de Montréal à la NBA

SPO-Nicks vs Raptors
Photo d’archives Les Raptors de Toronto s’étaient mesurés aux Knicks de New York au Centre Bell, en octobre dernier.

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Tout le monde en est conscient. Ce n’est qu’un premier signal que Montréal vient d’envoyer à la NBA. Et comme il fallait s’y attendre, le commissaire de la National Basketball Association, Adam Silver a soutenu à ses invités qu’il n’y avait pas d’expansion prévue dans son circuit et que toutes les équipes étaient en bonne santé.

Tout le monde en est conscient. Ce n’est qu’un premier signal que Montréal vient d’envoyer à la NBA. Et comme il fallait s’y attendre, le commissaire de la National Basketball Association, Adam Silver a soutenu à ses invités qu’il n’y avait pas d’expansion prévue dans son circuit et que toutes les équipes étaient en bonne santé.

En fait, Adam Silver a tenu les mêmes propos pour la NBA que Gary Bettman a tenus pour la Ligue nationale de hockey. Sauf qu’en juin prochain, la NHL va sans doute s’engager dans un projet d’expansion.

La rencontre a eu lieu en janvier dernier aux bureaux de la NBA à New York. C’est l’ancien ministre et sénateur Michael Fortier, avocat et banquier, et Kevin Gilmore, vice-président exécutif du Canadien de Montréal et bras droit de Geoff Molson qui se sont retrouvés dans le bureau de M. Silver.

Plus que des matchs préparatoires

Michael Fortier, on le sait, a été impliqué comme ministre et comme représentant de Bernie Ecclestone dans le retour de la Formule 1 à Montréal. Il a œuvré dans l’ombre pendant des années pour que Montréal puisse signer une entente de dix ans avec le magnat de la F1.

Fortier, un maniaque et un grand connaisseur de baseball, est également très impliqué dans le comité formé pour ramener les Expos à Montréal. Le comité comprend quelques milliardaires et d’autres grandes fortunes.

«J’ai été un assez bon joueur de basketball et je suis resté un grand amateur. J’ai commencé par assister aux matchs préparatoires de la NBA disputés devant des salles combles au Centre Bell. Une première année, puis une deuxième. J’ai constaté que la clientèle était différente de celle qu’on voit aux matchs du Canadien. Je me suis dit que Montréal, dans son élan, méritait davantage que deux matchs préparatoires», a expliqué Michael Fortier, joint hier avant qu’il ne quitte pour l’Écosse.

En bon banquier qu’il est, Michael Fortier a tâté le pouls de quelques-uns de ses contacts du groupe des Expos. Et dans le lot des très riches, il a trouvé plusieurs bonnes oreilles. Monter un financement serait faisable.

Au bureau d’Adam Silver

En janvier, Fortier a donc obtenu un rendez-vous avec le commissaire Silver. Il était accompagné par Kevin Gilmore. Pourquoi Kevin Gilmore? Parce que si Geoff Molson n’est pas intéressé à investir lui-même dans une équipe de la NBA, il voulait assurer le commissaire que le Canadien serait heureux d’accueillir une équipe dans son édifice. Et qu’on ferait ce qui serait possible pour apporter son aide à la nouvelle organisation.

De plus, Kevin Gilmore a un formidable curriculum vitae. Entre autres grosses responsabilités, il a passé deux ans en Chine quand il travaillait pour AEG, l’énorme multinationale du sport et du spectacle: «J’étais responsable de la construction d’arénas à Shanghai et à Beijing. Et je travaillais en étroite collaboration avec la NBA puisqu’ils étaient des partenaires dans l’aventure», a confirmé M. Gilmore hier en soirée.

Encore plus, Gilmore était le chef négociateur pour la construction de l’aréna de basketball pour les Jeux de Beijing. Il travaillait étroitement avec Adam Silver. Sa présence aux côtés de Michael Fortier était donc très importante.

Aucune promesse

Michael Fortier a confirmé les informations recueillies au cours des derniers jours. Mais il a tenu à préciser une fois de plus que le commissaire Adan Silver avait été clair: «Il n’y a pas d’équipe disponible et aucune expansion en vue», de dire Me Fortier

«Nous sommes conscients que ce n’est qu’un premier signal envoyé par des Montréalais. Mais il faut également comprendre qu’on doit commencer quelque part. Le maire Denis Coderre est au courant de ces premiers pas et il nous encourage. Le Montréal métropolitain est un marché de plus de trois millions d’habitants. Je suis convaincu que Montréal peut faire vivre une équipe de hockey, une équipe de baseball et une équipe de basketball sans nuire aux autres déjà installées», d’ajouter Me Fortier.

Effectivement, Montréal est un marché plus important que des villes comme St. Louis, Kansas City, Tampa, Nashville, Minneapolis, Anaheim, San Francisco, Denver et plusieurs autres.

Les Raptors: on est d’accord

Par ailleurs, Michael Fortier a pris les devants en consultant Larry Tanenbaum, le président du conseil d’administration de MLSE, l’énorme compagnie composée de Bell et de Rodgers, propriétaire entre autres des Raptors de Toronto: «M. Tanenbaum a vite compris qu’une équipe à Montréal créerait une rivalité qui ne pourrait qu’être profitable à sa propre équipe. Il ne nous nuira certainement pas», de reconnaître M. Fortier.

Il n’y aura pas d’équipe de la NBA à Montréal l’an prochain, ni dans trois ans, probablement pas dans cinq ans. Mais quelques hommes d’affaires sérieux et un très habile négociateur viennent au moins de lancer un signal fort.

Montréal existe, Montréal se relève et Montréal serait bonne pour la NBA.

Le reste, c’est comme les Nordiques. Faut être patient.

Le maudit système

De tout ce qui s’est dit depuis l’élimination du Canadien, il n’y a qu’une phrase qui me chicote. C’est quand P.K. Subban s’est plaint que le système de jeu très hermétique imposé par Michel Therrien, était lourd à supporter. Je résume mais c’est ce que ça veut dire.

Autrement dit, P.K. n’a pas tout le fun qu’un gars de neuf millions comme lui aimerait avoir sur une patinoire.

C’est plaisant pour Michel Therrien. Ça lui ferait un bon capitaine.

Juste pour P.K., j’aimerais souligner que les Rangers de New York gagnent leurs matchs 2 à 1 depuis le début de la saison. Et qu’eux autres, ils jouent encore.

Je suppose que c’est moins pesant à New York.

 

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