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Une semaine avec l’Apple Watch au poignet

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Ça y est. Les premiers exemplaires de l’Apple Watch ont été livrés. Le Journal a essayé cette fameuse montre informatisée qui, dit-on, devrait finalement faire décoller le marché des vêtements et accessoires connectés en se vendant par dizaines de millions, d’ici Noël. La question qui tue: 31 millions d’acheteurs anticipés peuvent-ils se tromper?

Ça y est. Les premiers exemplaires de l’Apple Watch ont été livrés. Le Journal a essayé cette fameuse montre informatisée qui, dit-on, devrait finalement faire décoller le marché des vêtements et accessoires connectés en se vendant par dizaines de millions, d’ici Noël. La question qui tue: 31 millions d’acheteurs anticipés peuvent-ils se tromper?

En tout cas, ce nombre de ventes attendues par les experts signifie au moins une chose: même à 720 $, le prix de détail de l’élégant modèle que votre humble obligé a pu essayer ces derniers jours, la Watch n’est apparemment pas trop onéreuse pour l’amateur moyen de produits informatiques, surtout s’ils sont estampillés de la fameuse pomme croquée d’Apple...

Hormis le prix, force est d’admettre que l’Apple Watch livre la marchandise. Au premier contact, c’est comme on peut l’espérer d’un produit Apple: étonnamment séduisant. Le cadran est moderne, les bracelets sont de belle facture, et l’interface est toujours très soignée.

Promettre peu, en donner plus

Au cours des années 2000, une expression circulait pour décrire le style de gestion de Steve Jobs: «under-promise, over-deliver». Promettre peu et en donner plus. La Watch joue un peu cette carte-là. Par exemple, son autonomie réelle est sensiblement supérieure à la «journée de travail» annoncée par Tim Cook, PDG actuel d’Apple.

On a pourtant tout essayé: on a couru 3 kilomètres avec l’application d’entraînement activée, en jouant de la musique en arrière-plan via un casque Bluetooth, on a demandé à Siri (qui comprend impeccablement le français québécois naturel) de nous guider d’un bout à l’autre de la ville, on a échangé une bonne dizaine de textos avec les amis, on a joué à un petit jeu sympa, Lifeline, conçu exprès pour la Watch, on a payé un latté chez Starbucks, on a identifié une ou deux chansons à la radio grâce à Shazam, bref, on a passé à travers une panoplie d’applications typiques sans avoir à sortir l’iPhone de sa poche, et il restait encore un bon 20 % de jus à la fin de la journée.

Ajoutez à cela la capacité d’envoyer d’une Watch à une autre des gribouillis ou des tapotis tracés du doigt sur la montre, ou même son propre rythme cardiaque sous forme de vibrations, et vous voyez un peu comment Apple tente de jouer la carte de l’exclusivité, par rapport à la concurrence.

La combinaison réussie du vibreur intégré, du «Force Touch», qui réagit différemment à deux niveaux de pression sur l’écran tactile, et de la couronne numérique, qui fait défiler rapidement les listes et les messages un peu longuets, renforce cette impression. L’Apple Watch est un très beau jouet. Par opposition, disons, à un outil indispensable...

Pourtant pas parfaite

Car elle n’est pas parfaite la Watch. D’abord, le délai de lancement des applis, surtout celles développées par des indépendants, teste continuellement la patience de l’utilisateur. Et si on peut répondre aux textos de multiples façons (utilisant notamment des icônes emoji animés, ou pas, qui frôlent le quétaine absolu), on ne peut rien faire avec les courriels, sinon les supprimer de sa boîte de réception. Dommage.

Prendre un appel en mains libres via la montre est amusant, au début, mais devient vite agaçant, à moins d’utiliser une oreillette Bluetooth. L’appareil n’a pas non plus de capteur GPS, ce qui le rendrait réellement autonome et combien plus attrayant pour les adeptes de course ou de vélo. Trimbaler un iPhone 6 dans ce contexte, ce n’est pas idéal. Comme certains aiment porter leur montre même la nuit, il aurait peut-être été intéressant d’intégrer un mode de suivi du sommeil. Et Apple Pay, qui permet de payer soit avec son iPhone, soit avec sa montre, ne marche pas (encore) au Canada.

Aussi, même si Apple assure qu’on peut personnaliser sa Watch à souhait, ce n’est pas si vrai. Le choix de cadrans et des effets sonores est limité, et les bracelets compatibles, peu nombreux pour le moment, devront obtenir le sceau d’approbation «Conçu pour la Watch».

Enfin, le principal défaut des montres connectées, qui fait qu’on regarde sa montre toutes les 30 secondes, et qu’on irrite ainsi au plus haut point tout le monde autour de nous, affecte l’Apple Watch tout autant que les autres.

Bref, l’Apple Watch ne convient pas à tout le monde. C’est l’évidence même. Mais pour ceux qui rêvent d’afficher leur appartenance à la cohorte d’inconditionnels des produits Apple, et qui ont les moyens de s’offrir une montre à 500 dollars, l’attrait est très fort. Et les chances de grande déception sont très faibles...

...en attendant le lancement de l’Apple Watch 2, évidemment!

 


Apple Watch

  •  Montre connectée pour iPhone 5 et iPhone 6/6 Plus
  •  Cadran de 38 ou 42mm avec écran tactile de 1,5 x 1,3 pouces (290 pixels par pouce)
  •  Bluetooth 4.0, WiFi b/g/n
  •  Vibreur, accéléromètre, cardiomètre
  •  Stockage interne disponible de 5 go (bon pour environ 500 chansons)
  •  Autonomie de 18 heures (approx.)
  • À partir de 450 $

 

 

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