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L’honneur de PKP

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En devenant chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau s’est engagé à placer ses actifs de Québecor dans une fiducie sans droit de regard. Il s’agit d’un engagement volontaire puisque le Code d’éthique et de déontologie de l’Assemblée nationale ne l’y oblige aucunement. Une telle mesure du Code d’éthique s’adresse strictement aux membres du conseil des ministres et non aux chefs de l’opposition et aux députés.

En devenant chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau s’est engagé à placer ses actifs de Québecor dans une fiducie sans droit de regard. Il s’agit d’un engagement volontaire puisque le Code d’éthique et de déontologie de l’Assemblée nationale ne l’y oblige aucunement. Une telle mesure du Code d’éthique s’adresse strictement aux membres du conseil des ministres et non aux chefs de l’opposition et aux députés.

De plus, M. Péladeau s’est engagé sur son honneur à ne jamais intervenir dans le contenu éditorial de ses médias.

Cependant, il exige de la fiducie en question de ne pas vendre la compagnie fondée par son père, Pierre Péladeau. Parenthèse. La mise sur pied d’une «fiducie et mandat sans droit de regard» prévue par le Code d’éthique de l’Assemblée nationale est basée sur le Code civil du Québec.

Que dit-on à l’article 2138 dudit Code civil: «Le mandataire est tenu d'accomplir le mandat qu'il a accepté et il doit, dans l'exécution de son mandat, agir avec prudence et diligence.

Il doit également agir avec honnêteté et loyauté dans le meilleur intérêt du mandant et éviter de se placer dans une situation de conflit entre son intérêt personnel et celui de son mandant. »

Par l’entremise de cet article, il me semble logique qu’un mandant peut demander à son fiduciaire de ne pas liquider ses actifs si tel est son vœu le plus cher !

Ses adversaires politiques, tant les libéraux, les caquistes que les solidaires, estiment que cette exigence de M. Péladeau est inacceptable, prétextant que cela lui permet indirectement d’exercer une pression sur les décisions du fiduciaire et des dirigeants de l’empire Québecor

Couverture biaisée

Ses adversaires vont même jusqu’à dire que cette pression aurait pour effet de biaiser la couverture des médias de Québecor. Sous prétexte que les journalistes auront peur de perdre leur job une fois le retour de PKP dans le privé, ils traiteraient les dossiers de PKP avec retenue.

Bref, pour faire une histoire courte, les journalistes et chroniqueurs de l’empire Québecor, selon les adversaires de Pierre Karl Péladeau, se retrouveront en perpétuels conflits d’intérêt quand ils couvriront le PQ et son chef.

En somme on veut nous prendre pour des poules pas de tête!

Pantin

Durant ma trentaine d’années à La Presse, que ce soit à titre de journaliste ou de chroniqueur financier, je n’ai jamais subi la moindre pression de la part des propriétaires de l’influent quotidien de la rue Saint-Jacques, soit la famille Desmarais. Ni d’ailleurs de la part des hauts dirigeants de La Presse et de mes anciens patrons. J’ai toujours effectué mon boulot selon ma conscience. Que La Presse appartienne à la famille Desmarais, laquelle est politiquement bien engagée du côté fédéraliste, ne m’a jamais influencé dans mes écrits.

Pourquoi, aujourd’hui, je deviendrais un pantin du Parti Québécois et de son chef ? Parce que Pierre Karl Péladeau demeure l’actionnaire de contrôle de Québecor ? Voyons donc! Que ce soit sous l’empire des Desmarais ou sous l’empire des Péladeau, je suis le même journaliste indépendant d’esprit. Mon intégrité n’a pas de prix. Et il en est de même de mes collègues.

Brèves

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