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Métier : producteur de reines

Les Miels d’Anicet vendent 28 000 abeilles par année

Miels Anicet
Photo Courtoisie Le travail d’éleveur de reines est minutieux. Les jeunes larves sont prélevées à l’aide d’un petit pinceau. Une fois fécondées, les reines sont déposées dans une petite cage en vue d’être vendues. Les Miels d’Anicet font jusqu’à 50 000 kilos de miel par an.

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FERME-NEUVE | Miels d’Anicet tente de sauver les abeilles, une reine à la fois. Grâce à son expertise, l’entreprise est devenue le plus important producteur de reines du Canada.

Reconnu mondialement, Anicet Desrochers parcourt la planète pour démontrer son savoir-faire en compagnie de sa conjointe et collaboratrice Anne-Virginie Schmidt. En élevant des reines adaptées à notre climat, le couple aide à maintenir le cheptel mondial en santé. Leur entreprise Miels d’Anicet en exporte 28 000 par année d’un océan à l’autre. Chacune coûte près de 30 $ l’unité.

M. Desrochers a pris le relais de l’entreprise familiale en 2000. Spécialisé en apiculture en Alberta, il a fait son stage comme éleveur de reines à Nappa, en Californie. Son mentor Rick Schubert est devenu son partenaire d’affaires.

En 15 ans, les Miels d’Anicet sont passés de 100 à 1200 ruches de miel biologique, pour un chiffre d’affaires de près d’un million de dollars. L’entreprise compte jusqu’à 15 employés l’été.

Recherches poussées

Élever des reines exige beaucoup de doigté. «Il faut qu’elles pondent beaucoup, qu’elles soient dociles et bien adaptées à notre climat, qu’elles résistent aux maladies et aux parasites et que leur progéniture donne beaucoup de miel», explique Mme Schmidt.

L’entreprise est associée au Centre de recherche en sciences animales de Deschambault et à l’Université Davis de Californie et possède deux centres d’élevage, un à Ferme-Neuve dans les Hautes-Laurentides et l’autre en Californie.

Les changements climatiques et l’utilisation abusive de pesticides provoquent des inquiétudes chez les apiculteurs. Aux Miels d’Anicet, la production de miel a chuté de 50 % l’été dernier. «Nous n’avons pas encore les chiffres pour le Canada, mais les statistiques aux États-Unis parlent de 42,1 % de pertes d’abeilles l’an passé. Imaginez si les producteurs laitiers perdaient la moitié de leurs vaches d’un coup. Les gens seraient aux abois», illustre l’entrepreneure.

Essentielle

Environ 40 % de nos aliments sont produits par la pollinisation des insectes et c’est l’abeille qui fait le gros du travail. Comme la reine est la seule à pondre, son rôle est crucial.

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