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24 500 $ à Dominique Payette

Charlesbourg devait mener aux plus hauts sommets...

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Il y a quelque chose d’indigeste dans cette supposée étude demandée par Pauline Marois à l’ex-candidate du PQ Dominique Payette. Une dépense postélectorale. Pas illégale, mais injustifiée.

D’abord, pourquoi un «panorama des médias de Québec»? À quelles fins? Mme Marois a perdu les élections en 2014, le PQ a subi la pire raclée de son histoire, est-ce qu’une étude sur les médias de Québec permettrait d’expliquer ça?

À moins que le but visé soit autre. Mme Payette, candidate du PQ en 2014 et défaite dans Charlesbourg, est maire de Lac-Delage, une banlieue relativement cossue de Québec. Faire campagne, même dans Charlesbourg, ça coûte cher.

Mme Payette a notamment attribué sa défaite aux «radios-poubelles» de la capitale. Un peu court comme verdict.

Sans doute préfère-t-elle oublier le ressentiment populaire face à l’arrangement qu’a consenti aux étudiants le gouvernement Marois. Ou l’interminable controverse sur la charte. Ou l’imposition rétroactive des gains en capital, qui constituent pour certains contribuables les seuls revenus de retraite... Sans oublier les fusions, qui ont été le premier clou dans le cercueil du Bloc. Ça fait longtemps que le PQ est rejeté à Québec.

Si Mme Payette veut ajouter un détail dans son rapport, qu’elle se réfère à une lettre ouverte publiée dans Le Devoir il y a quelques années par l’ex-ministre péquiste, Denis Vaugeois. Il y a expliqué le fameux mystère de Québec. Qui est fort simple: le PQ est intimement lié à l’État et à ceux qui l’incarnent; c’est une classe sociale en soi, une gauche opportuniste, qui s’est donné des conditions de travail auxquelles la majorité silencieuse n’ose même pas rêver.

Dans une petite ville comme Québec, il est facile de constater la disparité des conditions. Ça se voit dans les familles, chez les voisins, dans l’entourage... Sur la route aussi: les vendredis, quand il fait beau, il y a mystérieusement moins de trafic... L’Institut de la statistique du Québec publiait hier les résultats d’une étude précisant que, dans le secteur public, on travaille 200 heures de moins que dans le secteur privé. 200 heures. À Québec, on sait ça depuis longtemps...

Mme Payette découvrira que le mystère de Québec s’explique en un mot: l’écœurement.

Pas besoin de dépenser 24 500 $ pour expliquer ça. Remarquez ce détail: 24 500 $. C’est 500 $ de moins que le seuil obligeant un appel d’offres. En d’autres mots, Mme Marois voulait que Dominique Payette empoche la somme. La question est de savoir pourquoi. N’est-ce pas le résultat de l’étude, peu importe son auteur, qui devrait primer dans cette initiative?

Tout ça semble non seulement indigeste, mais étrangement inexplicable...

 

 

 

 

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