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François Legault ressent de l’incertitude...

Philippe Couillard, Asemblee Nationale, premier ministre, parlem
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

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François Legault a affirmé aujourd’hui en ce 20 mai 2015, 35 ans après le premier référendum, que Pierre Karl Péladeau crée de l’incertitude économique en parlant de souveraineté. Legault tient donc le même discours que tenaient Pierre Elliott Trudeau et Jean Chrétien lors de la première campagne référendaire.

Legault déclarait lors de son départ de la politique en 2009 que «je continue de penser que la souveraineté, c’est un projet pertinent. Puis, moi, je suis un ancien, puis peut-être, un futur homme d’affaires, donc j’aime ça être en contrôle. Donc, de contrôler tous nos pouvoirs, c’est quelque chose, là, que je souhaiterais. Je pense qu’on serait mieux servis et on contrôlerait tous nos pouvoirs.»

François Legault a parfaitement le droit de changer d’idée, mais il a également le devoir de dire qu’il se trompait quand il faisait de telles déclarations. J’ai personnellement fait de graves erreurs en militant plus jeune dans l’extrême gauche, mais je n’ai jamais caché m’être lourdement trompé. Il n’y a pas de honte à s’être trompé, mais il est incorrect, surtout en politique, de changer radicalement d’orientation sans s’expliquer et sans reconnaître ses erreurs.

François Legault, qui fut déjà un souverainiste pressé, doit dire clairement pourquoi il a renié le projet de faire du Québec un pays et pourquoi il tient les mêmes propos que Trudeau et Chrétien.

Il reste toutefois que l’explication réside peut-être dans l’incertitude qu’il ressent non pas au sujet de l’économie, mais bien plutôt quant à la solidité de l’appui envers la CAQ...