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Il n’y a jamais eu de tentative d’enlèvement

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La tentative d’enlèvement d’une fillette de deux ans qui se promenait avec sa mère dans un parc de Saint-Constant ne serait finalement jamais survenue, ce qui ne rassure pas pour autant les résidents du secteur.

«Tous les éléments de l’enquête permettent de conclure qu’il n’y aurait jamais eu de tentative d’enlèvement. Ce serait une erreur de perception de la part de la mère», explique Joyce Kemp de la Sûreté du Québec.

Une mère avait indiqué à la police le 13 mai dernier qu’un homme avait tenté d’enlever sa petite fille au parc Levasseur.

Selon elle, le présumé agresseur avait emporté sa fille sur son épaule et commençait à s’éloigner à vélo. Un bon Samaritain serait toutefois intervenu pour la récupérer.

De nouveaux faits

Son témoignage avait permis à la police de dresser un portrait-robot du suspect. La police avait ainsi arrêté une personne qui correspondait au signalement, dimanche. Les enquêteurs l’ont toutefois relâchée après l’avoir interrogée, car «des faits nouveaux» avaient été portés à leur attention.

La police reste très évasive sur ce qui s’est réellement passé cette journée-là, car ces éléments «sont confidentiels», selon eux. Il n’était donc pas possible de savoir si une altercation avec un homme s’était réellement passée sur la rue.

La police assure cependant «que la mère était de bonne foi» et que «ce n’est pas un méfait». Aucune accusation ne devrait donc être portée contre elle pour faux témoignage.

Enlèvement
<b> Présumé suspect</b> <br />
Portrait-robot
Présumé suspect
Portrait-robot

Inquiétude

Les résidents du quartier sont perplexes quant au manque d’explication de la police. «On ne nous donne pas beaucoup de détails.

Est-ce qu’il s’est vraiment passé quelque chose? Est-ce qu’on relâche le suspect parce qu’on manque de preuve? Ça laisse place à l’imagination», dit Sylvie Desjardins, 37 ans.

Même son de cloche chez ses voisins. «On respire un peu mieux, mais on n’est pas complètement rassurés. Je préférerais savoir ce qui s’est passé», estime Angelina Amato, qui garde souvent sa petite-fille sur la rue Levasseur, près du parc.

Les parents et responsables de garderie autour disent que cet événement a changé leur regard vis-à-vis de la sécurité.

«Ça nous a réveillés. De penser que ça pouvait arriver dans un parc, ça nous a rendus plus vigilants. Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose», explique Fouzia Benlasri, qui dirige une garderie non loin.