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Décès d'Albert Ladouceur: Des amitiés indéfectibles dans le milieu journalistique

Alain Crête et Mario Leclerc comptent parmi ses plus fidèles complices

Sur cette photographie, Albert Ladouceur est notamment entouré du journaliste Bertrand Raymond et de son bon ami (à droite) Alain Crête.
KARL TREMBLAY/JOURNAL DE QUEBEC/ Sur cette photographie, Albert Ladouceur est notamment entouré du journaliste Bertrand Raymond et de son bon ami (à droite) Alain Crête.

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D’innombrables lecteurs perçoivent Albert Ladouceur comme le chroniqueur sérieux et réfléchi du Journal de Québec.
 
Pour ses plus proches complices du milieu journalistique, c’est d’abord et avant tout son côté cabotin et émotif qui a permis de lier de longues amitiés.
 
Alain Crête a prêté sa voix à la description radiophonique des matchs des Nordiques, de 1985 à 1995. Il a vite trouvé en Albert le compère idéal pour évacuer la pression en se permettant quelquefois de faire les 400 coups.
 
«Ça a cliqué entre nous et on est devenus deux grands chums au travail comme en dehors. On passait notre temps ensemble sur la route.
 
«Albert a toujours été très enthousiaste. On a fait bien des niaiseries ensemble! Il avait vraiment un côté bon enfant, c’était un gaffeur de renommée. Il trouvait toujours le moyen de se mettre les pieds dans les plats, mais c’était un gars généreux, de grand cœur. Les gens aimaient se moquer gentiment de son côté flamboyant», a-t-il noté.
 
Aucun regret
 
S’il se disait dévasté du décès de son bon ami, Alain Crête a néanmoins souligné que son complice de tous les instants avait pleinement savouré sa vie.
 
«Je trouve ça épouvantable, même si on le savait qu’il était affligé d’un cancer qui ne pardonne pas.»
 
«Au moins, Albert n’emportera aucun regret. Il a réalisé ses mille et un projets. Il a toujours fait ce qu’il voulait. Personne ne pourra dire qu’il n’a pas vécu à fond», a indiqué celui qui est aujourd’hui animateur à RDS.
 
«Un gamin dans l’âme»
 
De son côté, Mario Leclerc a commencé à couvrir les Nordiques pour La Presse Canadienne en 1986, lorsqu’il a noué une amitié qui a résisté au temps avec Albert Ladouceur. Aujourd’hui chef de la production au Journal de Montréal, il n’est pas prêt d’oublier les années sur le terrain avec son fidèle compagnon de route.
 
«Albert aimait le hockey, mais aussi tout ce qu’il y avait autour. Il était un gamin dans l’âme quand il me faisait visiter toutes les villes de la LNH comme pas un. J’ai fait le tour de l’Amérique avec lui et il n’y avait jamais un moment ennuyant», a-t-il rigolé.
 
«Sa grande force a toujours été les relations humaines incroyables qu’il entretenait avec les joueurs. Il était le journaliste à qui les joueurs se confiaient le plus. Il jasait avec eux d’autos, de motos, de mode...», a-t-il dit.
 
Même lorsque Leclerc a plié bagage pour Montréal, où il a couvert le Canadien de 1992 à 2003, l’amitié a perduré.
 
«On s’est tiré la pipe pendant des années. Il a été une belle rencontre dans ma vie. Je perds l’un de mes plus sincères amis.»
 

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