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Gel: les agriculteurs se préparent

Lyne Gatien, copropriétaire de la Ferme Paul Benoit de Saint-Jean-Baptiste a recouvert ses plants pour les protéger du gel.
Photo Josée Hamelin Lyne Gatien, copropriétaire de la Ferme Paul Benoit de Saint-Jean-Baptiste a recouvert ses plants pour les protéger du gel.

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MONTÉRÉGIE | Après la chaleur des dernières semaines, le gel printanier, annoncé la nuit prochaine, a incité de nombreux agriculteurs à protéger leurs cultures.

La ferme Paul Benoit, de Saint-Jean-Baptiste, n’a pas pris de chance. Même si le village, situé entre les monts Saint-Hilaire et Rougemont, est parfois épargné par les gels, ses propriétaires étaient dans les champs, dès 6h ce matin, pour recouvrir leurs plants.

«On a abrié les concombres, les fèves et les fraises, signale Paul Benoit. Il ne faut pas que le mercure descende en dessous de -1 degré, parce que nous ne sommes pas équipés pour faire face à des températures plus froides.»

Les toiles utilisées pour protéger les plants coûtent environ 1000 $ chacune. À ce prix-là, beaucoup d’agriculteurs ne peuvent recouvrir l’ensemble de leurs champs.

Lorsque la fleur de fraisier gèle, son centre noircit et elle ne donne pas de fruit. Si ce sont les premières fraises qui gèlent, celles qui suivront seront de moins gros calibre.

Certains producteurs utilisent des systèmes d’irrigation à haut débit d’eau pour empêcher le gel d’atteindre les racines. «Avec ça, les plants résistent à des températures avoisinant -5 degrés Celsius», explique M. Benoit.

Pire pour les plants matures

Beaucoup de producteurs cultivent leurs légumes sous des toiles de plastique, pour devancer la saison de quelques semaines. Toutefois, lorsque les plants sont plus matures, ils sont plus sensibles aux gels.

«On utilise cette technique pour être les premiers à offrir nos légumes sur le marché, explique David Côté, producteur aux Jardins Damaco et au Maraîcher André Côté, de Saint-Paul-d'Abbotsford. Par contre, on doit assumer les risques reliés au gel.»

En 2012, celui qui cultive 20 hectares de fraises et 25 hectares de maïs avait perdu 50 % de sa première récolte de fraises, en raison d’un gel printanier.

«Ce soir, je vais dormir tranquille, commente M. Côté, parce que je vais avoir tout fait pour protéger mes récoltes».

Celui qui surveille la météo d’heure en heure a commencé à préparer son système d’irrigation lundi. Dans certains champs éloignés, il utilisera deux ou trois épaisseurs de couvertures flottantes. Puisque la région de Saint-Paul-d'Abbotsford est propice aux gels printaniers, ses producteurs ont appris à s’adapter aux caprices de la météo.