/news/society
Navigation

Le chroniqueur sportif du Journal Albert Ladouceur succombe au cancer après une lutte de 21 mois

Quebec
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Coup d'oeil sur cet article

Pilier de longue date au Journal de Québec où il se dévouait depuis 1979, le chroniqueur sportif Albert Ladouceur a rendu les armes après un éreintant combat de près de deux ans contre un ennemi aussi redoutable que sournois, le cancer du pancréas. Il avait 63 ans.
 
Celui qui a couvert les Nordiques de Québec de leur entrée dans la Ligue nationale en 1979 jusqu’à leur départ au Colorado en mai 1995 s’est éteint samedi, en début de soirée, à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, au centre-ville de Québec. Il y était hospitalisé depuis le 8 mai à la suite de complications.
 
Albert avait reçu le diagnostic sans appel en août 2013. Cette foudroyante maladie laissait présager une espérance de vie de quelques mois, tout au plus, mais notre chroniqueur est parvenu à déjouer les pronostics les plus sombres en demeurant au front pendant 21 mois.
 
Albert laisse dans le deuil son épouse Céline, ainsi que les quatre enfants de celle-ci, Anne-Sophie, Sarah, Pierre-Olivier et Marie-Hélène.
 
«Albert s’est éteint entouré de sa famille, en toute sérénité», a fait savoir sa conjointe en émettant le souhait que les médias et le public respectent leur besoin d’intimité.
 
Actif jusqu’à la fin
 
Au cœur d’un combat de tous les instants, Albert Ladouceur a continué jusqu’à la toute fin à pratiquer le métier qu’il a tant chéri. Tout au long de sa lutte, il a rédigé de nombreuses chroniques, dont sa toute dernière en date du 17 avril dernier.
 
Non seulement a-t-il fait profiter les lecteurs du Journal de sa plume, mais il a également été l’auteur de deux livres. Dans son premier ouvrage, Déjoué par le cancer, paru en mars 2014, il a raconté dans ses mots sa philosophie dans sa courageuse bataille contre la maladie. Dans le second, paru en avril dernier et intitulé Raconte-moi les Nordiques, il a fait le récit de l’épopée des Fleurdelisés aux enfants.
 
Dans ce tourbillon, il a même trouvé la force pour siéger au comité de réflexion sur l’avenir d’Expocité en compagnie d’acteurs importants à Québec dans diverses sphères d’activités.
 
«Y a juste une route de toute façon. Ou bien je reste sur le bord et j’attends ou bien je roule. J’ai décidé de rouler tant que je serais capable», avait-il confié en octobre 2013 au collègue Réjean Tremblay dans le cadre d’une longue entrevue.
 
Une carrière prolifique
 
C’est en 1979 qu’Albert Ladouceur s’est joint au Journal. À cette époque, l’Association mondiale de hockey (AMH) fusionnait avec la Ligue nationale de hockey (LNH) et les Nordiques passaient dans le grand circuit. Il a dès lors été affecté à la couverture de l’équipe sur une base quotidienne, mission dont il s’est acquitté avec aplomb pendant les 16 années d’existence de l’équipe.
 
À la suite du départ des Bleus, il a notamment assuré la couverture des Rafales, dans la Ligue internationale de hockey, avant d’être nommé chroniqueur de la section sportive, un rôle clé qu’il a occupé jusqu’à sa retraite forcée par ses graves ennuis de santé.
 
Avant de se joindre au Journal, Albert avait débuté au Courrier de Laval. Il a par la suite œuvré à compter de 1973 au défunt Montréal-Matin, où il était principalement affecté à la couverture de la boxe et du Canadien de Montréal.
 
Parmi ses faits d’armes en plus de la couverture des Nordiques, il a notamment couvert la première conquête de la coupe Stanley de l’Avalanche du Colorado, au printemps 1996. À son palmarès, s’ajoutent des Jeux olympiques, le Super Bowl et de nombreux grands combats de boxe.
 
Il a plusieurs fois mentionné que la couverture du combat entre Muhammad Ali et Leon Spinks, à La Nouvelle-Orléans en septembre 1978, comptait parmi ses plus belles affectations en carrière.
 

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.