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Le gouvernement israélien verse dans l'extrémisme

Colonies Israël
Photo Ammar Awad / Reuters

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Israël a maintes fois dénoncé des pays, comme l’Iran, qui réclamaient et continuent d’ailleurs de réclamer sa disparition pure et simple.

Les Israéliens avaient et ont toujours raison parfaitement raison de dénoncer les dirigeants extrémistes de ces pays.

La seule solution réaliste réside dans l’existence de deux États, Israël et la Palestine, qui reconnaissent la légitimité l’un de l’autre.

Nous savons tous que cette solution est difficile à atteindre, car la presque tous les pays arabes ne connaissent pas la démocratie et sont dirigés par des dictateurs qui souhaitent la disparition d’Israël, qui pour sa part, ne respecte pas le droit international en occupant les territoires palestiniens.

Mais jamais n’avions-nous vu un membre du gouvernement israélien affirmer que toute la terre entre le Jourdain et la Méditerranée appartient à Israël.

C’est pourtant ce que vient de dire la nouvelle ministre adjointe des Affaires étrangères israélienne, Tzpi Hotovely. Cette illuminée qui fait partie du Likoud invoque les écrits de la Torah, tels qu’interprétés par un rabbin français du Moyen-Âge.

Cette extrémiste israélienne devrait se rendre compte que nous ne vivons plus au Moyen-Âge et que la fusion des religions et la politique constituent un cocktail explosif.

Plutôt que de lire les écrits d’un rabbin moyenâgeux, elle ferait mieux de lire les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, dont plusieurs ne sont pas respectées par son pays.

Israël demeure une démocratie, chose rare dans cette partie du monde, avec qui les démocraties de la planète peuvent jusqu’à ce jour dialoguer et espérer trouver une solution au problème existant entre les Israéliens et les Palestiniens.

Toutefois, la déclaration de cette ministre est de même nature que celle des ayatollahs qui veulent la disparition d’Israël. Il est triste de voir qu’Israël s’enfonce de plus en plus dans la négation de valeurs démocratiques qui caractérisaient ce pays.

Les dirigeants des pays démocratiques n’ont d’autre choix que d’exiger que le gouvernement israélien dénonce cette déclaration. Le silence serait signe d’approbation et signifierait qu’Israël est en train de sombrer dans le même extrémisme qu’il reproche à certains pays voisins, comme l’Iran.