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Le malheur s’acharne sur une famille de cinq enfants

Elle passe au feu après avoir perdu trois bébés mort-nés

Depuis que la famille Renaud-Lepage a tout perdu dans un incendie, les bénévoles se relaient pour lui venir en aide.
Photo Journal de Montréal, Nathalie Deraspe Depuis que la famille Renaud-Lepage a tout perdu dans un incendie, les bénévoles se relaient pour lui venir en aide.

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SAINT-CANUT | Le sort s’acharne sur une famille nombreuse de Saint-Canut. Après avoir perdu trois bébés mort-nés, la famille vient d’être affligée par un incendie qui a tout rasé.

Isabelle Renaud, 38 ans, et Marc-André Lepage, 36 ans, sont les parents d’une famille de cinq enfants. Le couple est en deuil de trois poupons décédés quelques semaines avant leur naissance. «J’ai perdu une première fille en 2005, raconte Isabelle. En 2013, j’ai perdu un garçon et en juin 2014, j’en ai perdu un autre. L’incendie, c’est de trop», dit Isabelle épuisée.

Maman en danger

Isabelle Renaud, mère
Nathalie Deraspe
Isabelle Renaud, mère

Lors de sa dernière grossesse, elle s’est retrouvée à l’urgence. Son cœur a cessé de battre et elle a failli mourir. «Les médecins sont venus me voir et ils m’ont demandé: on sauve qui?» confie M. Lepage la voix brisée par l’émotion. Malgré les tentatives de réanimation, le bébé n’a pas survécu à l’accouchement forcé.

Un nouveau malheur

Le 16 mai vers 7 h, leur fils Jérémy, 13 ans, a sonné l’alerte. Un lit superposé était en feu. La fumée a rapidement envahi la pièce. Les parents ont réuni leurs cinq enfants et grand-papa André, qui vit avec eux. L’adolescent a couru chez le voisin pour les prévenir du risque de propagation. «Il a sauvé deux familles», explique son père, ému.

M. Lepage fait des démarches pour que son fils obtienne la médaille du courage. «Je serais très fier.»

La famille n’était pas assurée et elle a tout perdu.

La maison en ruine

La famille est saine et sauve, mais la maison est une perte totale. «Une minute après, il aurait fallu sortir par les fenêtres», confie le père d’Isabelle. Les enfants étaient encore en pyjama. Les deux chiens et le perroquet n’ont pas pu être sauvés. Anthony, quatre ans, était déboussolé.

Gestes de solidarité

En fouillant dans les ruines, Mme Renaud ne pensait qu’à récupérer les urnes funéraires des bébés qui n’ont pas eu la chance de grandir avec eux. «Ma fille est enterrée au cimetière de Saint-Canut et j’avais les cendres de mes garçons dans des urnes.»

En voyant cette famille dévastée, les voisins sont accourus en renfort. Un pompier a recruté une quinzaine de membres de l’Académie des pompiers de Mirabel pour entreprendre des fouilles. «lls n’en ont trouvé qu’une, mais elle est irrécupérable», confie la mère entre deux sanglots. L’aide continue à affluer.