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Trafic et burn-out intimement liés

Une première étude québécoise établit un lien entre le «navettage» et l’épuisement professionnel

Traffic
Photo d'archives Pour se rendre au boulot, les 1942 travailleurs qui ont participé à l’étude se déplacent pendant 32 minutes sur une distance de 21 km et roulent à 42 km/h en moyenne.

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Être pris dans le trafic soir et matin peut mener au burn-out. Ceux qui passent plus de 20 minutes au volant pour se rendre au travail en ville sont plus à risques d’épuisement professionnel, conclut la toute première étude québécoise sur le sujet.

Être pris dans le trafic soir et matin peut mener au burn-out. Ceux qui passent plus de 20 minutes au volant pour se rendre au travail en ville sont plus à risque d’épuisement professionnel, conclut la toute première étude québécoise sur le sujet.

Annie Barreck, qui a complété sa maîtrise en relations industrielles à l’Université de Montréal, présentera sa recherche au congrès de l’Association canadienne pour le savoir (ACFAS) qui se déroule cette semaine à Rimouski.

Des analyses réalisées à partir de données recueillies auprès de 1942 travailleurs répartis dans 63 établissements au Québec lui ont permis d’établir pour la première fois que les conditions de «navettage» – soit les déplacements entre la maison et le boulot – sont liées aux symptômes d’épuisement professionnel.

À partir de 20 minutes

Et il n’est pas nécessaire de passer des heures dans le trafic pour être à risque. «À partir de 20 minutes de transport, on constate que les taux d’épuisement professionnel sont plus élevés», affirme Mme Barreck.

Mais il n’y a pas que la durée qui compte. La région où les déplacements sont effectués et le moyen de transport utilisé ont aussi toute leur importance.

Un résident de Trois-Pistoles qui prendra le volant pendant 45 minutes pour aller travailler à Rimouski ne vivra pas le même niveau de stress qu’un résident de la Rive-Sud dans la région de Québec qui mettra le même temps à se rendre au centre-ville. «Ce qui fait en sorte que le déplacement est stressant, c’est la perte de contrôle», indique Annie Barreck.

C’est ce qui explique qu’en ville, un travailleur qui prend le métro sera moins stressé qu’un automobiliste coincé dans le trafic.

En région, la situation peut toutefois être l’inverse si le transport en commun est moins développé. Manquer son autobus peut alors devenir plus stressant que de prendre le volant.

Horaire flexible et covoiturage

Selon le contexte, les entreprises devraient «regarder ce qu’elles peuvent mettre en place» pour améliorer le quotidien de leurs travailleurs, affirme Mme Barreck.

En ville, des horaires flexibles qui permettent d’éviter les heures de pointe peuvent être une solution alors qu’en région, des entreprises pourraient faciliter le covoiturage entre leurs employés, dit-elle.

 

L’ACFAS en bref 

  • 83e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) du 25 au 29 mai 2015 à l’Université du Québec à Rimouski
  • 3500 chercheurs, dont plus de 300 provenant de 30 pays
  • 2500 communications scientifiques prononcées par des chercheurs, professeurs et étudiants
  • 500 communications ouvertes et gratuites
  • Domaines d’expertise: Sciences/Éducation/Santé/Environnement/Sciences sociales
 
 

 

 

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