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Un texto à Mike Babcock...

NHL/
photo usa today Sur quoi se base Mike Babcock pour prétendre que les Maple Leafs sont l’équipe du Canada ?

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Au fil des ans, je ne le cache pas, j’ai eu l’occasion de parler de hockey, de stratégie, de système avec Mike Babcock. Nous avons travaillé pendant quelques années avec les Red Wings de Detroit et nous avons toujours partagé nos réflexions sur le hockey en général.

Au fil des ans, je ne le cache pas, j’ai eu l’occasion de parler de hockey, de stratégie, de système avec Mike Babcock. Nous avons travaillé pendant quelques années avec les Red Wings de Detroit et nous avons toujours partagé nos réflexions sur le hockey en général.

Au cours de la dernière saison, j’ai discuté avec Mike en plusieurs occasions. Il aime partager ses connaissances et il pose beaucoup de questions. Il veut savoir et il écoute. Cependant, je ne l’abordais jamais sur son plan de carrière, une fois la saison terminée avec les Red Wings. Ça ne me regardait pas et je présume qu’il ne voulait pas parler de son statut. Parfois, il me faisait part de ses états d’âme sans trop entrer dans les détails.

Au cours de la dernière année, j’ai toujours eu l’impression qu’il était pour demeurer avec les Red Wings, une organisation de premier plan, avec un propriétaire attachant et un directeur général, Ken Holland, ouvert aux idées et aux suggestions.

Mais il faut croire que le destin nous réserve des surprises.

Les Maple Leafs de Toronto ont toujours été au centre des rumeurs. Ce qu’on raconte dans les milieux du hockey, c’est que Brendan Shanahan ne pouvait louper l’occasion d’embaucher l’un des meilleurs entraîneurs du hockey professionnel et, à cet égard, du hockey international. L’embauche de Babcock est un coup fumant pour Toronto. Quelques jours avant que les Leafs confirment son arrivée, j’étais persuadé qu’il poursuivrait sa carrière à Buffalo, avec une jeune équipe. Il faut croire que les négociations se sont intensifiées avec Toronto.

Gros défi

Mike voulait un nouveau défi.

Il en a un. Un gros, à part ça.

Je peux comprendre qu’il souhaitait un changement de décor. Parfois, après 10 ans au même endroit, tu as besoin d’un nouvel environnement et Mike ne manque pas d’ambition. Il a un gros ego et c’est correct ainsi, et il veut être reconnu comme un entraîneur qui aura laissé sa marque.

Je lui souhaite la meilleure des chances et il le mérite bien. C’est un entraîneur qui ne compte pas les heures, c’est un avant-gardiste, il est intelligent et les joueurs des Leafs vont évoluer à l’intérieur d’une bonne structure. Ils devront acheter le système de Babcock, sinon ils ne resteront pas longtemps dans l’organisation des Leafs.

J’ai écouté attentivement les propos qu’il a tenus lors de son point de presse. Il était calme, ses réponses étaient directes. Au sujet des négociations avec Buffalo, il a su contourner le sujet avec beaucoup de perspicacité. Cependant, je ne suis pas d’accord quand il prétend que les Maple Leafs de Toronto sont l’équipe du Canada.

Sur quoi se base-t-il pour faire une telle déclaration?

Quels sont ses arguments pour affirmer que les Leafs, c’est la formation du Canada?

Je vais lui faire parvenir un texto au cours des prochains jours.

Peut-être un courriel, ce sera mieux, je pense. Enfin, pourquoi pas les deux, juste pour être assuré qu’il se rappellera que depuis que les Maple Leafs de Toronto ont gagné la coupe Stanley, en 1967, le Canadien a été le grand champion du hockey professionnel en 10 occasions:

  • Une fois sous la direction de Toe Blake.
  • Une fois sous la direction de Claude Ruel.
  • Une fois sous la direction d’Al McNeil.
  • J’ai été l’entraîneur pour cinq coupes Stanley.
  • Et les deux dernières fois, alorsque Serge Savard était le directeurgénéral.
  • Si je résume bien, le Canadien a dominé largement les équipes canadiennes.

Qu’on ne vienne pas dire que Toronto est l’équipe du Canada.

Par contre, je sais qu’il va relancer la concession des Maple Leafs. Mike Babcock n’offre jamais de compromis, il est constamment à la recherche de la perfection, sachant fort bien qu’elle n’existe pas, mais que les recherches conduisent à l’excellence.


Enfin,  la parité ou presque

Mike Babcock a obtenu le gros lot.
 
Je lui dis bravo.
 
Ce sont les entraîneurs du hockey professionnel qui doivent se réjouir. Quant aux propriétaires, j’ignore comment ils réagiront. 
 
Les équipes riches n’auront aucun problème, ce sont les formations à petits budgets qui devront peut-être changer leur philosophie.
 
Un contrat de 50 millions $ et la durée de l’entente signifient que les entraîneurs de la Ligue nationale pourraient bien obtenir, d’ici à quelques années, la parité avec les entraîneurs des autres sports professionnels.
 
Autant de responsabilités
 
L’entraîneur de la LNH a autant de responsabilités qu’un entraîneur de la NBA ou encore de la NFL, ou qu’un gérant du baseball majeur.
 
Ses objectifs sont les mêmes.
 
Les conditions de travail sont aussi exigeantes.
 
Et il sera toujours à la merci d’un propriétaire impatient.
 
C’est le business du sport professionnel qui le veut ainsi.
 
Je suis heureux pour tous les entraîneurs. Les contrats de plusieurs années prendront maintenant une signification importante. Les entraîneurs pourront travailler dans de meilleures conditions.