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4 choses à retenir sur le rapport de la vérificatrice générale du Québec

4 choses à retenir sur le rapport de la vérificatrice générale du Québec
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

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La vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a rendu public, mercredi, son rapport annuel dans lequel elle présente les résultats relatifs à « six missions de vérification de l’optimisation des ressources. »

La vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a rendu public, mercredi, son rapport annuel dans lequel elle présente les résultats relatifs à « six missions de vérification de l’optimisation des ressources. »

Voici quatre choses à retenir sur le rapport de Mme Leclerc, son premier depuis sa nomination comme vérificatrice générale.


Gestion déficiente à l’UQTR

La vérificatrice générale du Québec blâme l’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières en raison de sa gestion « déficiente » de certains projets immobiliers. «Des étapes clés liées à la saine gestion de projets immobiliers n’ont pas été suivies par l’UQTR pour des projets importants réalisés ces dernières années.»

Le projet de campus à Drummondville est notamment mis en cause par la VG. Cette dernière considère que le conseil d’administration et la haute direction de l’UQTR n’ont pas assumé pleinement leur rôle en matière de gouvernance. Selon la vérificatrice générale, la rectrice de l’UQTR, Nadia Ghazzali, n’a « pas suivi toutes les saines pratiques de gestion pertinentes lors de la réorganisation administrative entreprise », poursuit la vérificatrice générale.


Gentilly-2: 75 000 $ pour une turbine de 79 M$

Hydro-Québec s’est appuyée sur une «évaluation peu rigoureuse de la valeur marchande de biens» au moment de vendre certains équipements sur le marché du recyclage des métaux à la suite de la fermeture de la centrale Gentilly-2. Dans son rapport, Guylaine Leclerc souligne notamment la vente d'une turbine d'une valeur de 79 millions $ pour 75 000 $

«Hydro-Québec n’a pas précisé les critères retenus pour appuyer la décision de cesser la recherche d’acquéreurs potentiels. Elle a fait un appel de propositions restreint pour la vente des équipements sur le marché du recyclage des métaux sur la base d’une évaluation peu rigoureuse de la valeur marchande des biens», note Guylaine Leclerc.

La VG reconnaît toutefois que la situation associée au déclassement de Gentilly-2 était exceptionnelle. Rappelons que la société d’État a dépensé 983 M$ avant l’annonce de la fermeture de la centrale et de l’abandon de la réfection en septembre 2012.


Guichets d'accès aux médecins de famille

La vérificatrice pointe également du doigt les guichets d'accès mis en place par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour obtenir un médecin de famille. Ce mécanisme n’est ni transparent ni équitable, soutient Mme Leclerc.

«Certains patients, pour qui la prise en charge devrait se faire à l’intérieur de six mois, peuvent attendre pendant des années avant que cela se fasse. Mis à part les services des cliniques-réseau, les personnes en attente n’ont que l’urgence comme lieu de soins.»

La VG note aussi que les groupes de médecine familiale conservent généralement leur financement même s’ils ne «respectent pas les exigences établies, dont le nombre de patients inscrits et les heures d’ouverture. Cela occasionne donc une iniquité quant à la répartition des ressources entre les GMF.»


CSST

La vérificatrice générale reproche à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) de ne pas suffisamment jouer son rôle «d’agent de changement quant à l’actualisation du régime de santé et de sécurité du travail par rapport aux enjeux du marché du travail moderne.»

La Commission doit améliorer ses pratiques pour améliorer l’indemnisation et la réadaptation des travailleurs et favoriser leur retour durable sur le marché du travail. Elle note aussi une hausse importante (29 %)  du délai moyen de traitement des évaluations médicales.