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Les déchets des poissons feront pousser les légumes

jacques st-hilaire
Photo Le Journal de Montréal, Marie-Ève Dumont

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Les déchets produits par les poissons feront pousser des légumes dans l'eau à la serre de l’Institut de santé mentale Douglas à Montréal.

Le système d’aquaponie, le premier du genre en serre à Montréal, est un mélange entre l'aquaculture – soit l'élevage de poissons – et l'hydroponie – soit la culture de plantes dans l'eau.

Les poissons et les légumes vivent en symbiose. Les premiers fournissent les nutriments aux seconds tandis que les plantes filtrent l’eau pour les poissons.

Le modèle installé à Douglas comporte quatre bassins. Le premier accueille une cinquantaine de petits poissons. L’eau contenant les déchets produits par les petits êtres est filtrée et transformée par les bactéries en engrais naturels pour les plantes.

Les légumes: laitue, tomates, radis, concombres reçoivent tous ces nutriments en croissant directement dans l’eau. Aucune terre n’est nécessaire.

«On fait déjà pousser des plantes dans une serre pour la réadaptation en santé mentale. Le projet d’aquaponie permet d’ajouter un autre aspect éducatif pour nos 60 clients», explique le responsable du service d’horticulture à l’Institut en santé mentale Douglas, Jacques St-Hilaire.

Les apprentis horticulteurs suivis en santé mentale peuvent travailler à la serre pour briser leur isolement et s’offrir une occasion de socialiser. Pour certains, c’est aussi un moyen de se réinsérer dans la société à la suite d’une dépression par exemple.

Deux fois plus vite

C’est la Coopérative abondance urbaine solidaire qui a approché l’Institut Douglas pour mettre en place ce projet afin de trouver des moyens de faire de la production alimentaire locale.

«C’est une forme d'agriculture extrêmement économe en eau et efficace, en plus de se faire biologiquement sans aucun engrais chimique», explique Jean-François Ruel, chargé du projet à la Coopérative.

Si le système fonctionne de façon optimale, il devrait produire des légumes sans engrais chimique deux fois plus rapidement qu’une plante en pleine terre. Les récoltes seront ensuite données aux horticulteurs en herbe qui fréquentent le service au Douglas.