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Alex Kovalev n’a pas tourné le dos à la Ligue nationale

Le joueur russe s’entraîne en espérant être invité à un camp d’entraînement

SPO-Panthers c. Canadiens
Photo d'archives La dernière présence d’Alex Kovalev dans la Ligue nationale remonte à la saison 2012-2013, alors qu’il avait joué 14 matchs avec les Panthers de la Floride. Il avait inscrit deux buts et trois passes.

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Malgré le fait qu’il a fêté ses 42 ans cet hiver, Alex Kovalev croit encore qu’il peut aider une équipe du circuit Bettman avec ses talents offensifs.

Malgré le fait qu’il a fêté ses 42 ans cet hiver, Alex Kovalev croit encore qu’il peut aider une équipe du circuit Bettman avec ses talents offensifs.

Alex Kovalev était de passage au ­Québec cette semaine pour participer au tournage de l’émission Les Pêcheurs, dans un chalet des Cantons-de-l'Est. Le Journal de Montréal en a profité pour discuter avec l’athlète qui espère toujours recevoir une invitation d’une équipe de la Ligue nationale pour la prochaine saison.

 

Même si tu ne joues plus au hockey, tiens-tu à garder la forme?

«En fait, je joue au hockey une fois par semaine, dans des parties à 3 contre 3. Je le fais juste pour bouger. Je m’entraîne trois fois par semaine et je joue aussi au tennis trois fois par semaine. Je ne suis pas le gars qui aime rester ­assis et boire de la bière. Ça fait engraisser!»

T’ennuies-tu de la compétition?

«Bien sûr. Ça va toujours rester en toi, peu importe combien de temps ça fait que tu ne joues plus. Compétitionner va toujours rester dans ta tête, que tu joues au billard ou aux quilles, tu veux être le meilleur.»

Crois-tu que tu aurais pu jouer quelques saisons de plus dans la Ligue nationale?

«Oui, facilement. C’est pour cette raison que je me garde en forme. Peut-être que je recevrai une invitation pour la ­prochaine saison.»

Tu y crois toujours?

«Bien sûr. Pourquoi pas? Par contre, les mentalités ont beaucoup changé dans la Ligue. Tout est à propos des jeunes joueurs. Pourvu qu’ils tirent fort et qu’ils patinent rapidement, c’est tout ce qui importe. Il n’y a plus vraiment de place pour la créativité.»

Advenant le cas où l’on ne t’offre pas d’emploi comme joueur, serais-tu intéressé par un poste d’entraîneur?

«Ce n’est vraiment pas ma priorité. Si je trouve un emploi intéressant dans un autre domaine, je ne reviendrai pas au hockey. L’important, c’est aussi de ­pouvoir passer du temps avec mes ­enfants.»

Regardes-tu présentement les séries dans la Ligue nationale?

«Non, pas vraiment. En fait, je n’ai jamais aimé regarder les parties. Même quand je jouais et que j’étais blessé, je préférais regarder des films dans le ­vestiaire! J’ai toujours dit que je jouais au hockey, pas que je le regardais.»

Où habites-tu présentement?

«Je suis dans l’État de New York. Je ­reviens à Montréal à l’occasion, car j’y ai toujours ma fondation ici.»

Comment est ta relation avec les Montréalais depuis ton départ du Canadien?

«Les gens sont toujours très gentils. Il y a quelques jours, j'ai accompagné mon fils dans un tournoi à Boston. Il y avait deux équipes canadiennes et beaucoup de Montréalais. Je ne pouvais même pas marcher tellement ils venaient tous me voir, alors que les gens des équipes américaines m'ignoraient. Les gens de Montréal m'ont toujours fait sentir confortable.»

As-tu pensé t’installer à Montréal après ta carrière?

«En fait, je veux être n’importe où! Je ne veux pas rester seulement à un endroit. Je parle toujours du film Le jour de la marmotte à mes amis. C’est la dernière chose que je veux, me lever le matin et voir toujours la même chose par la fenêtre. Je veux me lever et voir des choses différentes.»

Tes deux fils de 11 et 13 ans jouent aussi au hockey. Ont-ils le même style que leur père?

«Mon plus vieux est assez grand, il n’a pas le même maniement de bâton que moi, mais il a le même look quand j’avais son âge. Le plus jeune est complètement à l’opposé. Il est plus rapide. S’il se met à l’entraînement, il sera bien meilleur que je l’ai été. Cette année, dans son équipe, ils ont joué 45 matchs et il a marqué 65 buts.»

Cela doit être beaucoup de pression pour eux de porter le nom de Kovalev?

«Je leur dis à chaque mois qu’il n’y a pas de pression. Ils n’ont pas à se sentir mal s’ils me déçoivent ou s’ils décident de ne plus continuer. C’est l'âge parfait pour eux, en ce moment. À cet âge, ils doivent savoir s’ils veulent continuer. Mon job est de les aider. Mais je leur dis de ne pas penser que je veux absolument qu'ils jouent au hockey. Ça peut être le golf, le soccer, le baseball, peu importe. Et je vais les aider à être bons. Cette année sera importante pour eux car je vais les emmener dans un camp spécial de hockey en Suisse. Après ça, ils sauront s'ils veulent continuer.»

Est-ce qu’il y a déjà des dépisteurs qui les surveillent ?

«Non, j’essaie de les protéger de ça pour l’instant. Et quand ils vont «sortir», ce sera en grand. Je serai leur agent!»