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Les infirmières peuvent faire les constats de décès

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QUÉBEC- Les infirmières québécoises sont désormais habilitées à dresser un constat de décès lorsque celui-ci était attendu, ce qui évite aux familles des délais souvent éprouvants.

Cette initiative revient à des équipes en soins infirmiers du CSSS Alphonse-Desjardins, à Lévis (maintenant intégré au CISSS de Chaudière-Appalaches), qui se sont vu décerner hier le prix Innovation clinique de l’Ordre des infirmières du Québec.

Des infirmières du Bas-Saint-Laurent ont déjà emboîté le pas à leurs collègues de Lévis.

Le projet sera sous peu déployé dans tout le Québec, à la suite de l’entente signée avec le Collège des médecins, signale la présidente de l’Ordre des infirmières, Lucie Tremblay.

Modalités transitoires

Des modalités transitoires ont été établies jusqu’à ce que les changements législatifs soient entérinés.

Au CSSS Alphonse-Desjardins, des infirmières en maintien à domicile, en soins palliatifs ou en CHSLD se rendent au chevet de la personne décédée, et ce, de jour comme de nuit.

Les formulaires de décès sont remplis à l’avance, ce qui est un souci de moins pour les proches endeuillés. L’infirmière contacte par la suite le médecin désigné pour l’informer de la situation.

«Il y a tellement de belles initiatives de collaboration interprofessionnelle comme celle-ci. À Québec, le programme Alliance prend en charge des clientèles extrêmement vulnérables, qui sont de grands utilisateurs de soins. On parvient ainsi à réduire de 50 % à 60 % les visites à l’urgence grâce à des soins de proximité», illustre Mme Tremblay.

Suivis de grossesse

L’Unité de médecine familiale (UMF) Maizerets, à Québec, a mis sur pied un projet conjoint infirmières-médecins pour les suivis de grossesse. Dans la dernière année, des quelque 300 femmes enceintes qui ont bénéficié de ce programme infirmier, 40 % n’avaient pas de médecin de famille.

Après la naissance, le lien infirmier se poursuit avec les parents et l’enfant jusqu’à cinq ans.

«On peut ainsi amorcer des mesures préventives qui favorisent le développement de l’enfant. C’est gagnant pour tout le monde», rapporte Nathalie Gauthier, présidente régionale de l’Ordre des infirmières à Québec.

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