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Les secrets de la spiegeltent

Les secrets de la spiegeltent
photo d'archives

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Drôle et sexy, Empire est probablement ce qui se fait de plus burlesque à notre époque. Le spectacle, qui est actuellement à Montréal et s’amènera bientôt à Québec, est présenté dans une spiegletent, un chapiteau centenaire d’origine belge où nulle autre que Marlene Dietrich a déjà joué.

En entrant dans la spiegeltent érigée au coin de la rue Bleury et du boulevard René-Lévesque, on sent tout de suite qu’il s’agit d’un endroit hors du commun.

Les secrets de la spiegeltent
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Ce chapiteau, qui n’a l’air de rien de l’extérieur, abrite tout de même 700 places disposées en cercle autour d’une minuscule scène de trois mètres.

Tente antique

Spiegeltent est en fait un mot néerlandais qui signifie «tente-miroir». Le concept a été inventé en Belgique au début des années 1900. Ces tentes voyageaient de ville en ville et étaient utilisées par des troupes de théâtre ou des amuseurs publics pour des spectacles burlesques ou des danses. Les miroirs servaient à jeter des regards furtifs à l’objet de notre désir.

Comme il s’agit de bois ­antique, aucun clou ne peut y être planté. Les morceaux sont conçus pour s’emboîter et la ­tente est surélevée par des blocs de béton.

Occupy Wall Street

La compagnie Spiegelworld, qui produit Empire, est donc un cirque qui voyage de ville en ville avec sa tente, un peu comme c’était le cas en Europe au début du siècle dernier.

Le spectacle a été inspiré par le mouvement Occupy Wall Street. Empire raconte l’histoire d’un producteur qui a fait faillite dans la foulée de la crise économique et se retrouve à présenter un ­petit spectacle, sous une tente, avec des amuseurs de rue.

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Ainsi, les spectateurs voient passer sous leurs yeux une suite de numéros de cirque dont l’effet époustouflant est quadruplé par la proximité avec la scène. Parmi ceux-ci, on compte un numéro de roue allemande, un numéro de contorsionniste, un numéro d’équilibre, des acrobaties en ­patin à roulettes et plusieurs autres.

Le tout se déroule dans une ambiance de cabaret burlesque et est rythmé par un couple de clowns irrévérencieux et un band live.

Le jardin

Hors de la spiegeltent, un parcours ludique amène le spectateur jusqu’à un salon extérieur, à une ruelle de graffitis et à un bar.

On peut d’ailleurs profiter du spectacle avec un verre (ou plusieurs) à la main. Empire s’adresse à un public averti puisqu’il y a quelques scènes de nudité et plusieurs blagues à caractère sexuel.

Lors de la première à Montréal, Jean Airoldi s’est d’ailleurs retrouvé pris au milieu de l’un de ces gags bien malgré lui, mais le sourire aux lèvres.

Spiegelworld est une petite compagnie de seulement 25 personnes, mais le spectacle s’est attiré des critiques élogieuses partout où il a été ­présenté, c’est-à-dire à New York, en Australie, au Japon et en ­Nouvelle-Zélande.


À Montréal jusqu’au 7 juin et à Québec à compter du 24 juin. Pour plus d’information: spiegelworld.ca.