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Gonchar veut encore jouer

Gonchar veut encore jouer
Photo d'archives

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Sergeï Gonchar voulait prendre quelques semaines de réflexion avant de décider si, à l’âge de 41 ans, il allait accrocher ou pas ses patins.

Après avoir retrouvé sa famille à ­Dallas immédiatement après l’élimination du Canadien, il n’a pas eu à réfléchir longtemps parce que le hockey est sa plus grande passion. C’est pourquoi, même s’il n’a disputé que 48 matchs cette saison, le défenseur russe aimerait bien jouer une dernière année avant de prendre sa retraite.

Rejoint au téléphone au cours de la fin de semaine, l’expérimenté défenseur a été très clair dans ses intentions.

«Je ne sais pas vraiment ce qui m’attend mais je sais une chose, je veux encore jouer, a-t-il déclaré. Je vais ­attendre au 1er juillet pour voir quelles seront les offres que je vais recevoir et on décidera par la suite. Mais mon plan est le suivant: jouer une dernière saison, après quoi je vais prendre une année complète de repos pour déterminer ce que je souhaite faire dans ma deuxième carrière.»

AUCUN REGRET À MONTRÉAL

Lorsque Marc Bergevin a fait l’acquisition de Gonchar le 11 novembre 2014, personne ne s’attendait à ce qu’il passe 20 minutes en moyenne sur la glace.

Mais son expérience et le fait que le Canadien avait des problèmes avec l’avantage numérique ont fait en sorte qu’il est devenu indispensable aux succès de l’équipe. Selon le principal intéressé, le fait de jouer à Montréal lui a donné beaucoup d’énergie, alors que Michel Therrien n’hésitait pas à lui faire confiance, avant que Greg Pateryn prenne sa place.

«J’ai vraiment aimé jouer pour cette équipe et aussi avec ce groupe de joueurs incroyables. Ç’a été une expérience unique de pouvoir évoluer dans cette ville spéciale où tout tourne autour du hockey. C’est 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. En plus, j’ai toujours aimé jouer dans cet amphithéâtre. Les gens réagissent à tout ce qui se passe sur la glace. Ce sont de grands connaisseurs.»

PASSER LE FLAMBEAU

Gonchar n’a aucun ennemi dans la LNH et il est fort probable qu’il tente de se trouver du travail comme entraîneur adjoint après sa carrière, lui qui a toujours aimé enseigner. Il fallait le voir à son arrivée à Montréal travailler avec Alex Galchenyuk et celui qui est ­devenu son «projet», Nathan Beaulieu.

C’est pourquoi il n’a jamais cessé de s’impliquer, même s’il a été laissé de côté pour une grande partie de la fin de saison.

«Les jeunes ont beaucoup d’énergie et ça se transmet au reste du groupe. Souvent, le manque d’expérience peut leur jouer des tours et c’est pourquoi je n’ai jamais hésité à les aider. Vous n’avez d’ailleurs aucune idée combien ces jeunes joueurs ont le goût d’apprendre. Leur progression m’a d’ailleurs rendu très heureux et j’étais excité de les voir aider notre équipe. Pour ce qui est de Nathan, ç’a été un plaisir de jouer avec lui. C’est tout un coéquipier! Il a tout pour réussir: un excellent coup de patin, un très bon tir. Il faut lui donner du temps pour qu’il prenne de l’expérience.»

LE CAPITAINE ?

Gonchar a tout vu dans la LNH. Il a remporté la coupe Stanley avec les Penguins en 2009 et a été un coéquipier exemplaire pendant toute sa carrière. Les six mois passés avec le Canadien lui ont permis d’avoir une bonne opinion sur le choix du prochain capitaine.

Alors, Sergeï, quel serait ton choix? «Max Pacioretty est celui qui serait le meilleur à ce chapitre. Meilleur que tous les autres candidats selon moi.»

Et puis il prend une pause.

«Je pense aussi qu’Andreï Markov serait un bon capitaine, mais ce poste est exigeant en raison des nombreuses obligations qui s’y rattachent. Ce sera aux dirigeants de bien choisir.»


KRIS LETANG A LE FEU VERT

Kristopher ­Letang est un homme heureux aujourd’hui alors qu’il a finalement obtenu le droit de recommencer à s’entraîner en gymnase avec intensité. Dans une entrevue diffusée à TVA Sports hier, le défenseur des Penguins se dit maintenant assuré qu’il n’a aucune crainte pour se donner à fond, lui qui a subi une commotion cérébrale le 28 mars à la suite d’une mise en échec de Shane Doan, des Coyotes. Il pourra aussi patiner et ne pas craindre les contacts. Ça veut donc dire qu’il sera à son poste au camp d’entraînement qui ­débutera en septembre.

UNE DÉCISION SOUS PEU

Le nouveau directeur général des Bruins, Don Sweeney, est sur le point de prendre sa décision quant à l’avenir de Claude Julien. Après avoir indiqué qu’il voulait avoir une discussion philosophique avec son entraîneur avant de décider de son avenir, il semble bien qu’il devrait faire une annonce à ce sujet dans les prochains jours. J’ignore ce que Sweeney ne sait pas sur Claude ­Julien puisque les deux se sont côtoyés au cours des huit dernières années. Semble-t-il que ce n’était pas suffisant pour connaître un des cinq meilleurs entraîneurs de la ligue. Et si Claude Julien demeure en poste, on a l’impression qu’il n’aura pas beaucoup de lest si l’équipe connaît des difficultés. Bienvenue dans la nouvelle réalité des Bruins.

LE CHÈQUE EST À LA POSTE

Depuis qu’un plafond salarial a été instauré en 2005, les joueurs doivent placer un certain pourcentage de leur salaire en fiducie (escrow) à chaque saison afin de s’assurer que les propriétaires touchent 50 pour cent des revenus reliés au hockey. Chaque saison, les joueurs mettent beaucoup plus d’argent que prévu et ils reçoivent un chèque normalement l’hiver suivant en remboursement des excédents. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ils n’ont toujours pas reçu les sommes qui leur sont dues depuis la saison 2013-2014. Ils avaient placé 14 % de leurs salaires en fiducie à l’époque et ils s’attendent à un retour de 2 %. L’argent devrait arriver bientôt, me dit-on.