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Saint-Adolphe-d’Howard pleure l’époux de la mairesse

Les drapeaux sont en berne à Saint-Adolphe-d’Howard
PHOTO Nathalie Deraspe Les drapeaux sont en berne à Saint-Adolphe-d’Howard

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SAINT-ADOLPHE-D’HOWARD – Le petit village de Saint-Adolphe-d’Howard est en deuil. La communauté vient de perdre un homme qu’elle traitait avec le plus grand respect.

Ce matin, le village de Saint-Adolphe-d’Howard était plus tranquille que d’habitude. Avec la pluie froide, les passants se faisaient rares. Questionné sur la disparition de Jacques Parizeau, l’un d’entre eux lance: «La première chose que j’ai faite en me levant, c’est d’envoyer un courriel à la municipalité pour qu’on mette les drapeaux en berne.» À l’hôtel de ville, c’était déjà chose faite. En tant qu’époux de la mairesse, l’ex-premier ministre était très présent dans la communauté et les gens aimaient l’aborder quand il participait aux activités organisées dans le village.

Un respect apprécié

Hugo Lapointe, beau-fils par alliance de M. Parizeau, confie que les derniers mois ont été difficiles. L’homme connaissait le politicien depuis plus de 20 ans. «Ma mère faisait des allers retours entre l’hôpital, la maison de convalescence et Saint-Adolphe-d’Howard. J’avais réaménagé toute la maison pour lui. Je venais m’installer dans le coin pour prendre soin d’eux. Maintenant, je vais prendre soin de ma mère», laisse-t-il tomber la gorge nouée. M. Lapointe souligne le respect de la population et des médias à l’égard de sa famille. «Les gens n’ont pas cherché à se rendre à l’Hôpital Juif ou chez nous et dans les circonstances, c’est vraiment très apprécié.»

Personnage historique

Le conseiller municipal Mathieu Harkins, 34 ans, raconte: «C’est un choc pour la communauté. M. Parizeau était souvent avec nous durant les réunions d’équipe de la mairesse. Je m’amuse à dire que c’est lui qui a milité pour moi parce qu’à l’époque, j’étais trop jeune pour militer pour lui. Il semblait très fier de son épouse et la conseillait dans les moments difficiles. Je suis content que mes enfants l’aient rencontré. C’était un personnage historique.»

Des souvenirs émus

Au bureau de poste comme ailleurs, la mort de M. Parizeau anime les discussions. La postière confie: «Moi je ne l’ai vu qu’une seule fois mais je ne l’ai pas reconnu. Il avait tellement maigri.» Jean-Guy Gratton renchérit: «C’est mon grand-père Adélard qui a construit la maison où il habitait. Je connais son épouse Lisette depuis 60 ans et c’est elle qui m’a présenté à lui. Nous avons des bons liens de confiances entre nos familles.» Le couple Lapointe-Parizeau était établi à Saint-Adolphe-d’Howard depuis le milieu des années 70.