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Des sommes disparues de plus de 300 000 $

marlène cordato
Photo Courtoisie Marlène Cordato
Mairesse

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La Société de développement économique Thérèse-de-Blainville dit avoir été victime de malversations totalisant plus de 308 787 $.

La Société de développement économique Thérèse-de-Blainville (SODET) aurait subi plusieurs malversations entre 2010 et 2015. Le pot aux roses a été découvert en mars, alors que l’organisme s’apprêtait à déposer son bilan financier pour 2014.

Des déboursés inhabituels et/ou sans pièces justificatives ont alors été identifiés. Les détails de ce jeu comptable ont été dévoilés le 26 mai dernier, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’organisme.

La SODET a pour mission de soutenir l’essor économique des villes de Blainville, Bois-des-Filion, Boisbriand, Lorraine, Rosemère, Sainte-Anne-des-Plaines et Sainte-Thérèse, dans les Laurentides.

Aucune accusation n’a encore été portée, mais une enquête policière a été ouverte.

Appétit grandissant

La première année, les malversations s’élevaient à un peu plus de 15 000 $. Mais en 2014, un montant record de 128 001 $ aurait été dérobé. Entre janvier et mars 2015, plus de 90 000 $ se seraient volatilisés. «C’est beaucoup d’argent pour un organisme comme le nôtre, déclare Marlène Cordato, présidente de la SODET et mairesse de Boisbriand. L’ampleur des sommes disparues nous jette par terre.»

Les montants manquants visent le budget de fonctionnement de l’organisme, a précisé Mme Cordato. En 2014, le budget total de la SODET était de 1,2 M$.

Enquête interne

La directrice générale, France Sylvain, soutient avoir réagi rapidement dans le dossier. «Je suis en poste depuis novembre 2014 seulement», s’est-elle défendue.

Mme Sylvain et Mme Cordato soutiennent que des situations semblables arrivent plus souvent qu’on ne le pense. «Il y en a plusieurs, surtout dans le privé», affirme la directrice générale.

 Des témoins interrogés

 Après une enquête interne, le dossier a été transféré à la Régie intermunicipale de police Thérèse-de-Blainville. «Plusieurs témoins ont été rencontrés et nous sommes en lien avec un procureur», indique le porte-parole Martin Charron.