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Taxis vs Uber : Poëti se fait rassurant

Taxis vs Uber : Poëti se fait rassurant
Photo le Journal de Québec, Simon Clark

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La marge de manœuvre que veut se donner le ministre des Transports en modifiant la réglementation des taxis « n’a absolument rien à voir avec Uber », assure Robert Poëti.

Comme le rapportait notre Bureau parlementaire, mercredi matin, l’industrie de taxi craint d’être fragilisée si projet de loi 36, pour lequel des consultations débutent mercredi à l’Assemblée nationale, est adopté tel quel. L’article 11 prévoit des modifications législatives concernant le transport par taxi.

« Si l’industrie du taxi se sent menacée par l’article 11, je les rassure immédiatement, a réagi le ministre Poëti. Je n’ai jamais changé mon opinion, je n’ai jamais changé mes déclarations. D’aucune façon je considère UberX comme du transport légal. Je l’ai dit haut et fort : c’est du transport illégal et nous agissons contre le transport illégal actuellement. »

Sortir du carcan actuel

L’objectif recherché avec l’article 11, a expliqué M. Poëti, c’est de sortir du carcan actuel en matière de réglementation sur le taxi, qui empêche au ministre de mener des projets pilotes comme bon lui semble.

M. Poëti notamment à des projets qui permettraient d’améliorer la sécurité, comme l’installation de caméras de sécurité ou de fenêtres rigides entre les banquettes avant et arrière des taxis. La mise en place de ce genre de projets pilotes par le ministre des Transports serait impossible selon les dispositions actuelles de la loi.

« Si l’industrie du taxi a des inquiétudes, c’est sûrement compte tenu de la modernisation de la demande, de l’évolution des besoins de la société, des améliorations qu’ils doivent faire au niveau technologique », a relaté le ministre des Transports, qui souhaite discuter de ces enjeux.

Une question de « confiance »

M. Poëti invite l’industrie du taxi à lui faire confiance. Les projets pilotes auxquels il songe seront toujours faits « dans le but d’améliorer le service aux citoyens », a dit le député libéral de Marguerite-Bourgeoys.

« Ça n’a absolument rien à voir avec Uber, je veux les rassurer », a insisté le ministre des Transports.

« On a confiance envers le ministre Poëti, mais demain, s’il y a un remaniement ministériel ou un changement de gouvernement... », a soulevé à ce sujet le président du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec, Abdallah Homsy, en entrevue avec le Journal, mardi.

Le Bureau du taxi de Montréal, le Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi et le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec, entre autres, défileront jusqu’à 22h30 mercredi soir aux consultations particulières sur le projet de loi 36.

Les auditions se poursuivront jeudi avec le Regroupement des Propriétaires de Taxi de la Capitale, la Ville de Montréal et Uber Québec, notamment.

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