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Vermette, une lente adaptation

«Ce n’était pas le chemin que j’avais imaginé dès le départ» - Antoine Vermette

Carolina Hurricanes v Chicago Blackhawks
Photo AFP

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TAMPA | Il n’y a pas encore eu de lune de miel entre Antoine Vermette et les Blackhawks de Chicago. Acquis le 28 février des Coyotes de Phoenix, Vermette a rongé son frein pour trouver son rôle au pays de Joel Quenneville.

Au premier tour des séries, Vermette a vécu un choc en regardant les deux premières rencontres face aux Predators de Nashville de la passerelle de presse. À 32 ans, et établi depuis longtemps dans la LNH, le Québécois ne s’attendait pas à un tel scénario.

« Ce n’était pas le chemin que j’avais imaginé dès le départ, a affirmé Vermette à la veille du premier match de la finale de la Coupe Stanley contre le Lightning. Mais, j’essaye de garder une bonne attitude pour surmonter certaines étapes. Il y a des choses que je ne peux pas contrôler. »

En finale de l’Ouest contre les Ducks, Vermette a pris place une fois de plus dans les gradins, lors du troisième match. Les Ducks avaient gagné cette rencontre 2 à 1. À trois reprises depuis le début des séries, Quenneville a préféré miser sur le centre de 23 ans, Joakim Nordstrom. Le Suédois n’a pas une grande feuille de route dans la grande ligue avec ses six points (1 but, 5 passes) en 54 rencontres.

Depuis le 21 mai, date du troisième match contre les Ducks, Vermette a regagné sa place dans l’échiquier des Hawks. Et il a fait les choses en grand avec un but et deux passes lors des quatre derniers matchs face à la bande à Ryan Getzlaf et Corey Perry. À son retour au jeu pour le quatrième duel, il a même marqué le but décisif en deuxième période de prolongation.

Un rôle plus effacé

Très professionnel, Vermette n’a jamais déversé sa frustration sur le dos de son entraîneur. Il a plutôt placé ça sur le compte d’un rôle très différent entre les Coyotes de les Blackhawks. En Arizona, il chaussait les patins d’un premier ou deuxième centre avec un temps de glace frôlant les 19 minutes (18:57).

« C’était un ajustement pour moi, a-t-il répondu. Je ne vois pas juste ça au niveau offensif, mais surtout dans des situations critiques pour une mise en jeu en zone adverse ou jouer en désavantage numérique. Avec les Coyotes, je remplissais ces missions. J’ai eu besoin d’une bonne période d’adaptation. Depuis mes débuts dans la LNH, j’ai toujours joué en infériorité numérique, mais pas ici. L’équipe gagne, alors je ne dis pas un mot. Je ne veux pas en faire une histoire. »

Une transaction importante

Au mois de février dernier, les Blackhawks cherchaient un attaquant d’expérience pour combler en partie la perte de Patrick Kane. Stan Bowman, le directeur général, a payé un fort prix pour obtenir les services de Vermette : un choix de premier tour en 2015 et le défenseur de 23 ans, Klas Dahlbeck.

Vermette, qui avait obtenu 35 points en 63 matchs avec les Coyotes, n’a pas maintenu le même rythme dans la Ville des Vents. En fin de saison, il a récolté seulement trois passes en 19 rencontres.

« Je ne me plaçais pas trop de pression sur les épaules, a souligné le centre de 32 ans. Je n’ai pas la prétention de dire que je pouvais remplacer Patrick Kane. Je ne suis vraiment pas le même type de joueur. Loin de là. Dès le départ, je ne me suis pas placé dans cette situation. »

Une deuxième finale

À sa 11e saison dans la LNH et avec sa quatrième équipe, Vermette aura pour une deuxième fois la chance de remporter la Coupe Stanley.

« C’est particulier comme sensation, a-t-il dit. Au fil des années, tu comprends encore mieux que c’est difficile d’atteindre la finale. Tu te le fais dire quand tu es plus jeune, mais tu n’y crois pas toujours. J’ai eu la chance de jouer une finale de la Coupe Stanley en 2007. J’étais encore jeune à cette époque. En vieillissant, je saisis mieux l’opportunité qui se présente à moi. »