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Quatre ténors sonnent l’alarme pour sortir du bordel

Quatre ténors sonnent l’alarme pour sortir du bordel
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Le gouvernement est devenu vulnérable et n’a pas de vision d’ensemble pour se sortir du bordel informatique, soutiennent quatre ténors de l’informatique au Québec.

Le gouvernement est devenu vulnérable et n’a pas de vision d’ensemble pour se sortir du bordel informatique, soutiennent quatre ténors de l’informatique au Québec.

Ceux-ci ont adressé au gouvernement une présentation percutante, dont notre Bureau d’enquête a obtenu copie, où ils présentent des pistes d’économies importantes pour la gestion des dossiers informatiques. L’un d’eux est inscrit au registre des lobbyistes. Ils sollicitent un mandat pour aider le gouvernement.

<b>Pierre Shedleur</b> <br />
Conseiller Spécial Bdo
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Pierre Shedleur
Conseiller Spécial Bdo

Parmi ces quatre experts, il y a deux anciens vice-présidents de la firme CGI, Marc Allaire et Denis Godcharles, qui ont aussi fondé et dirigé chacun une firme de consultation durant plus de 12 ans.

Pierre Shedleur, qui a notamment été premier vice-président chez Bell Canada et président à la CSST, fait aussi partie du groupe. Après un passage plus difficile à la tête de la défunte Société générale de financement du Québec, de 2004 à 2010, il s’est joint au privé.

L’autre expert, Pierre Rhéaume, compte 40 ans d’expérience dans la fonction publique. Il a entre autres été vice-président à la Régie des rentes.

Voici quelques faits saillants de leur diagnostic:

  • Il faut changer la méthode de rémunération des consultants pour les lier directement aux résultats. Le modèle ne permet qu’à quelques firmes de réaliser les grands projets.
  • Québec doit mieux considérer les logiciels libres, le nuagique et le développement à distance. Le gouvernement doit établir un meilleur partenariat avec les universités pour améliorer l’expertise.
  • Il y a un manque d’encadrement stratégique, car les ministres ne s’engagent pas et ne s’intéressent pas suffisamment aux projets. Ils doivent davantage s’impliquer et non seulement autoriser les projets. Une équipe de haute direction gouvernementale pourrait être créée pour devenir gestionnaire d’ensemble pour tous les ministères et organismes.

De son côté, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a dit être attentif aux avis qui lui sont soumis.

 

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