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Un travesti à l’école

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Un jeune de 16 ans qui se décrit comme un travesti veut pouvoir s’habiller en fille pour aller à l’école.

Un jeune de 16 ans qui se décrit comme un travesti veut pouvoir s’habiller en fille pour aller à l’école.

Pas tous les jours. Seulement les jours où il se sent «fille».

Les jours où il se sentira «gars», il continuera de s’habiller en gars.

Après tout, un homme, une femme, tout ça est une construction sociale, non?

Si une femme peut porter un pantalon et un veston, pourquoi un homme ne pourrait-il pas porter une robe?

Les profs aussi?

Je suis ouvert d’esprit et je comprends parfaitement les arguments donnant raison au jeune homme.

Je veux juste poser quelques questions, histoire d’alimenter la discussion.

Les jours où il s’habillera en «fille», le jeune homme utilisera-t-il la toilette des filles ou la toilette des gars?

Mettons que l’école permette à l’étudiant de s’habiller en fille les jours où il se sentira «fille». Est-ce à dire que les profs pourraient faire la même chose? Un prof travesti aura-t-il le droit de donner ses cours habillé en femme?

Si non, pourquoi? Ce qui est bon pour minou est bon pour pitou, non?

Et vous, en tant que parent: soyez honnête, comment réagiriez-vous si le prof de votre enfant donnait ses cours en robe du soir, avec perruque et maquillage?

Ça ne vous ferait pas un pli sur la bedaine?

Les patrons de LCN et de RDI accepteraient-ils qu’un de leurs chefs d’antenne anime son bulletin d’information habillé en femme?

Après tout, c’est son droit, non? On ne peut pas brimer un individu... Si jamais un chef d’antenne ou un animateur en faisait la demande, la Commission des droits de la personne le défendrait-elle?

Si oui, sur quelle base?

Selon les rumeus

Je parle pour parler, là.

Je ne dis pas que l’école a bien fait de refuser au jeune de 16 ans de s’habiller en fille. Personnellement, je n’ai pas d’idée claire là-dessus, je pose seulement des questions.

C’est bien beau, se dire ouvert, mais jusqu’où devrait-on pousser cette ouverture?

J’ai une nièce qui est devenue un neveu. Je l’adore et je suis heureux qu’elle ait fait ce choix, elle – pardon, il – n’a jamais été si bien dans sa peau.

Mais justement, ma nièce a choisi. Elle était une femme, elle est maintenant un homme.

Mais changer de sexe selon ses humeurs? Selon les journées?

Un jour, l’éducateur qui s’occupe de votre fils est vêtu en homme, le lendemain, il est vêtu en femme?

Pas sûr.

Le droit de se questionner 

J’ai hésité longtemps avant d’écrire cette chronique. Je me suis dit: on va me traiter de tous les noms, on va dire que je suis borné, facho, aussi bien fermer ma grande gueule.

Et puis, j’ai changé d’idée. Qu’importe l’intolérance des pseudotolérants qui veulent imposer leurs valeurs à tout le monde et insultent tous ceux qui ne pensent pas comme eux.

A-t-on le droit, en 2015, de dire que certaines situations nous mettent mal à l’aise?

Ou faut-il au contraire accepter tout, tout le temps, sous prétexte qu’on ne devrait jamais imposer de limites aux droits des individus?

 

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