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Jacques Villeneuve a aimé son retour

Jacques Villeneuve (#96) lors de la deuxième course de Formule 1600 au circuit Gilles Villeneuve dans le cadre du Grand Prix du Canada 2015 sur l'île Notre-Dame, à Montréal en ce dimanche 7 juin 2015.
JOEL LEMAY/AGENCE QMI
JOEL LEMAY/AGENCE QMI Jacques Villeneuve (#96) lors de la deuxième course de Formule 1600 au circuit Gilles Villeneuve dans le cadre du Grand Prix du Canada 2015 sur l'île Notre-Dame, à Montréal en ce dimanche 7 juin 2015. JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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MONTRÉAL – Heureux de ses performances du week-end en Formule 1600 s’étant traduites par deux premières places chez les 60 ans et plus, Jacques Villeneuve, l’oncle, est fier d’avoir fait plaisir à ses admirateurs venus le voir à l’œuvre au volant de sa voiture Historia.

Après une 11e place au classement général la veille, il a enchaîné avec la neuvième meilleure performance de la compétition de dimanche, s’étant conclue par la victoire de l’Ontarien Zach Robichon. À sa première apparition à l’île Notre-Dame depuis 1991, le Québécois aurait cependant aimé en faire davantage.

«Je n’ai pas été assez rapide pour gagner la grosse course, mais les gens étaient contents de me revoir, a-t-il admis. Par contre, mon intérêt, c’est de gagner et pas de rester au milieu du peloton.»

Reviendra-t-il l’an prochain?

«Nous étions invités [par le propriétaire de la série, Marcel Lafontaine] et si l’occasion se représente, je ne vois pas de problème, a commenté sa femme Céline. Ç’a été trois longues journées, mais je suis heureuse pour lui. C’était un retour aux sources, même si la piste a changé.» 

Dans un autre ordre d’idées, Villeneuve n’a pas eu de sensation particulière en roulant sur le circuit portant le nom de son frère Gilles.

«Je n’ai pas besoin d’une course pour me rappeler de lui. Et ce n’est pas sa piste non plus, a-t-il affirmé. Mon frère, je lui parle toujours mentalement! Il m’aide dans mes réglages, dans les courses, partout. Il est tout le temps avec moi!»

Par ailleurs, Patrick Dussault a terminé deuxième à 0,453 s du vainqueur, devant le Montréalais Jesse Lazare.

«J’ai été trop gentilhomme au dernier tour et Zach en a profité. Il a fait une belle course, mais je suis un peu amer, car j’avais une chance de l’emporter», a commenté Dussault.

Schraenen ébranlé

L’animateur Didier Schraenen a été impliqué dans un accident spectaculaire peu après le départ. Olivier Bédard a tenté un dépassement à l’intérieur d’un couloir étroit et le bolide du vétéran a heurté le côté de celui du conducteur de 18 ans.

Ayant effectué quelques tonneaux, Schraenen a subi une entorse lombaire.

«Ç’a cogné très fort! J’ai senti le choc à l’arrière et après le contact, j’ai freiné, mais vous avez vu le résultat, a-t-il déclaré, précisant ainsi que l’auto d’un autre pilote l’avait frappé avant la collision avec Bédard. Après, j’ai ressenti une vive douleur au dos et on voulait m’amener sur une civière. Mais le mal a diminué et j’ai pu sortir de moi-même.»

«J’ai pris un excellent départ et je l’ai devancé dans la ligne droite. Par la suite, il a frappé l’arrière de ma monoplace et ma voiture est partie en tête-à-queue. Je n’ai rien pu faire pour poursuivre. Moi, je n’ai rien à me reprocher», a répliqué Bédard, qui s’est élancé deuxième, derrière son rival d’expérience.

Furieux la veille à cause d’un drapeau vert agité sans avertissement au moment où il avait ralenti durant une interruption de la course, Schraenen était déçu.

«C’est incompréhensible que je me fasse toucher comme ça dès le début. C’est frustrant, car j’étais en tête du championnat et je suis là pour gagner.»