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La Cour suprême maintient la sentence de Raif Badawi

Nombreux sont ceux qui s'étaient mobilisés pour demander la libération de Raif Badawi.
Photo Stéphane de Sakutin / AFP Nombreux sont ceux qui s'étaient mobilisés pour demander la libération de Raif Badawi.

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DUBAÏ - La Cour suprême d'Arabie saoudite a confirmé la peine de 10 ans de prison et de 1000 coups de fouet prononcée contre le blogueur saoudien emprisonné Raif Badaoui pour «insulte à l'islam», a indiqué dimanche son épouse en se disant «choquée» par cette décision.
 
«La Cour suprême a confirmé la décision d'infliger à Raef 10 ans de prison, 10 ans d'interdiction de sortie du royaume et 1000 coups de fouet», a déclaré la femme du blogueur, Ensaf Haidar, ajoutant que cette décision est «irrévocable». Elle était interrogée au téléphone par l'AFP depuis Sherbrooke où elle s'est installée.
 
« Inacceptable » déplore le premier ministre

 
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s’est dit « très déçu, choqué également », par la décision de la Cour suprême saoudienne.

«C’est terrible, c’est inacceptable, ce n’est pas comme ça que dans le monde moderne du 21e siècle qu’on va faire avancer une société», a déploré M. Couillard, qui invite l’Arabie saoudite à écouter davantage l’opinion du monde démocratique.

«Il me semble que ce pays qui veut revenir dans le courant moderne aurait avantage à changer ce genre de chose-là, notamment son système judiciaire, les châtiments franchement archaïques qu’on voit là-bas.»

«Je sais moi, qu’il y a beaucoup de gens dans ce pays-là qui pensent ce que je viens de dire », a ajouté Philippe Couillard, qui a déjà travaillé en Arabie saoudite (il a participé à la fondation d’un service de neurochirurgie à Dhahran au début des années 90 et a conseillé le ministre de la Santé saoudien, il y  a cinq ans).

M. Couillard a réitéré que le Québec est prêt à accueillir M. Badawi n’importe quand, afin de le réunir avec sa famille qui vit en Estrie.
 
- Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire