/news/education
Navigation

Peur des coupes «discriminatoires»

Marie-Josée Aubin a pique-niqué avec son fils Brandon-Colin, 10 ans et autiste.
Photo Baptiste Zapirain Marie-Josée Aubin a pique-niqué avec son fils Brandon-Colin, 10 ans et autiste.

Coup d'oeil sur cet article

Les premières victimes des coupes dans les écoles pourraient être les élèves handicapés, se sont indignés des centaines de parents réunis aujourd'hui à Montréal.

«Ça finira par devenir discriminatoire, si on enlève les services adaptés aux enfants vulnérables», a lancé Ève Kirlin, porte-parole de la Coalition des parents pour l’école publique, organisatrice du rassemblement à l’école Sophie-Barat.

Transport, service alimentaire, personnel dédié aux élèves en difficulté d’apprentissage ou handicapés: de nombreux parents craignent que le «déficit zéro» voulu par le gouvernement mette en péril ces services dans l’éducation.

«J’ai peur pour mon fils, j’ai peur qu’ils le retirent de sa classe spéciale», a confié Marie-Josée Aubin.

C’est que Brandon-Colin, un autiste de 10 ans, s’épanouit dans une classe adaptée de 8 élèves à l’école de l’Aquarelle, à Saint-Constant. Le renvoyer dans une classe de 20 enfants pour réduire les coûts, «ce serait le condamner».

Il a en effet déjà redoublé deux fois sa deuxième année en classe ordinaire, où il se cachait sous son pupitre pour échapper au vacarme trop intense pour lui.

«Le gouvernement doit comprendre que l’éducation doit être accessible à tous», a renchéri Mme Kirlin.