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Renouer avec le fleuve, un déchet en moins à la fois

Grande corvée
Marie Christine Trottier / 24 He

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Des canettes, des bouteilles de plastique vides, des tapis... Une soixantaine de bénévoles ont nettoyé les berges du fleuve St-Laurent dans un parc de Pointe-aux-Trembles dimanche.

Cette activité au parc Clémentine-De La Rousselière avait lieu dans le cadre de la troisième édition de la Semaine du St-Laurent. C’était l’occasion pour Shannon Legris de sensibiliser ses enfants aux principes de base de la protection de l’environnement. En plus d’y faire des découvertes inusitées, ils ont réalisé l’importance que tient le fleuve dans leur vie.

Eau fraiche

«Nos enfants sont jeunes. C’est important pour nous qu’ils puissent avoir accès à de l’eau fraîche plus tard. On a de l’eau propre en abondance pour l’instant, mais si on ne la protège pas, il va en manquer», d’affirmer Mme Legris.
Pour Tristan, 10 ans, ce nettoyage des berges du fleuve lui permet d’exposer à sa mère, Atefeh Gorji, à quel point les détritus peuvent être dangereux pour la faune des abords du fleuve.

«J’ai trouvé beaucoup de récupération. Je ne m’attendais pas à ça. J’aime beaucoup le fleuve, j’aime pêcher. J’aime beaucoup les poissons et les animaux marins. Il faut faire attention de ne pas jeter des choses qui pourraient les tuer», explique-t-il, en soulevant un sac de déchets avec son ami Olivier.

La mère d’Olivier, Maryse Plante, raconte avec fierté que certains enfants comprennent mieux que les adultes certains enjeux environnementaux. «Nos enfants sont encore plus informés sur les façons de récupérer. Ils apprennent au primaire toutes sortes de techniques de recyclage et de préservation.»

Elle est venue avec son fils et son amie pour contribuer à ramasser les déchets de ce parc et aussi pour renouer avec le fleuve. «J’ai passé les étés de mon enfance à me baigner dans le fleuve. C’est notre plus grande richesse», raconte-t-elle.

Revendiquer l’accès au fleuve

L’activité était organisée en collaboration avec la Fondation David Suzuki, le Comité ZIP Jacques-Cartier et la banque RBC. Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki au Québec espère que cette corvée incitera les gens à profiter davantage du fleuve. 

«On oublie souvent que Montréal c’est une île et qu’elle est entourée d’eau. Dans 10 ou 15 ans, ce serait bien que les accès au fleuve se multiplient et que les gens retrouvent le goût de la baignade ou des sports nautiques.»
Hugues Fournel en sait quelque chose. L’athlète olympique a grandi aux abords du fleuve et y a développé sa passion pour le canoë-kayak.

«Pour moi c’est mon bureau de travail. Je suis toujours sur l’eau, et j’ai de l’eau dans le visage à chaque sortie. Pour moi, c’est important de préserver le fleuve au quotidien. Si le fleuve était plus pollué, je ne pourrais plus m’y entraîner.»

M. Mayrand rappelle le lien qui lie le fleuve St-Laurent aux Montréalais et à leur santé. «Il ne faut pas oublier que les Montréalais boivent l’eau du fleuve. On ne peut pas nous séparer du fleuve. Donc à chaque fois qu’on protège le fleuve, on protège notre santé.»

10 objets insolites trouvés sur le bord du fleuve

  • Une quille de plastique
  • Des plaques de plâtre
  • Une pile de bardeaux d'asphalte
  • Un siège d’automobile
  • Un lot de casquettes
  • Un grand tapis
  • Un baril de métal
  • Un masque chirurgical
  • Des pneus déchiquetés
  • Des pots de crème glacée