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Renault va tester le marché de la voiture électrique au Canada

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La Twizy de Renault.

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MONTRÉAL | Plus de 30 ans après avoir quitté l’Amérique du Nord, le constructeur automobile français Renault va sonder le marché de la voiture électrique au Canada, mais refuse de parler d’un retour en bonne et due forme de la marque au losange dans le paysage canadien.

Renault a lancé les démarches pour l’homologation au Canada de son quadricycle électrique urbain Twizy, qu’il espère pouvoir distribuer dès l’an prochain dans la catégorie véhicule à basse vitesse, soit moins de 40 km/h.

La venue de la Twizy au Canada fait suite à sa présentation au salon de l’automobile de Québec en mars dernier, où Renault avait été invité par le gouvernement de la province francophone, «parce qu’on est leader en Europe du véhicule électrique», a déclaré à l’AFP une porte-parole du groupe, Maya Vautier.

«On ne parle pas d’un retour de la marque au Canada, parce qu’un retour cela veut dire qu’on vient avec plusieurs véhicules, là ce n’est pas du tout le cas», a-t-elle souligné.

 Le constructeur français avait connu un vif succès commercial au Canada à la fin des années 1970 avec la Renault 5. «On nous en parle encore», dit Mme Vautier.

Le Québec, l’un des principaux producteurs d’hydro-électricité dans le monde, est engagé depuis 2013 dans une vaste stratégie d’électrification des transports. Et on y trouve actuellement près de la moitié des quelque 11 000 véhicules électriques en circulation au Canada. «C’est pour ça que c’est vraiment focalisé sur le véhicule électrique, parce qu’il y a vraiment une demande de ce côté-là», précise la porte-parole.

La Twizy sera distribuée au Canada par le Réseau Azra, une entreprise québécoise qui possède un réseau de bornes de recharge.

Renault a également déposé une demande au ministère canadien des Transports pour obtenir une dérogation de conformité aux normes nord-américaines pour la version électrique de la Kangoo, ce qui lui permettrait de distribuer jusqu’à 1000 voitures par an de ce modèle.

Mais pas question, du moins pour l’instant, «d’adapter la Kangoo pour le marché canadien, ça coûterait beaucoup trop cher», assure Mme Vautier. «C’est une phase de test pour voir si le véhicule intéresse».

 

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