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L’âge de la retraite dans la mire des libéraux

L’âge de la retraite dans la mire des libéraux
Photo le Journal de Québec, Simon Clark

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Alors que le gouvernement Couillard demande aux employés de l’État de repousser de deux ans l’âge de la retraite, les libéraux proposeront d’aller encore plus loin à leur congrès d’orientation qui se tiendra à Montréal, les 13 et 14 juin.

La Commission politique du parti libéral présentera, pour adoption, une résolution visant à repousser dans le temps l’accès aux prestations de retraite de la Régie des rentes, a appris notre Bureau parlementaire. Le premier paragraphe de la proposition se lit ainsi: «Une augmentation graduelle de l’âge de la retraite pour les rentes de la Régie des rentes du Québec (RRQ), compte tenu de l’évolution de l’espérance de vie et de la qualité de vie active des aînés aux cours des dernières années.»

Négociations

De même, les 591 000 employés du gouvernement n’ont pas fini d’entendre leur employeur leur parler de l’âge de la retraite. Les libéraux invoquent l’augmentation de l’espérance de vie pour proposer «une augmentation graduelle dans le cadre des négociations de conventions collectives de l’âge de la retraite des employés de l’État (qui cotisent au Régime de retraite du gouvernement et des organismes publics, RREGOP).

Le gouvernement Couillard demande déjà aux employés des secteurs public et parapublic de repousser de 60 à 62 ans, l’âge de la retraite, et d’augmenter de 4 à 7,2 % les pénalités pour les employés qui choisiront de prendre une retraite anticipée. Par la suite, l’âge de la retraite pourrait devenir flottant puisque les libéraux proposent de l’ajuster au gré de l’évolution de l’espérance de vie.

Ils suggèrent «la mise en place, par suite d'une augmentation graduelle de l’âge de la retraite, de mécanismes d’ajustements périodiques de l’âge de la retraite en fonction de l’évolution dans le temps de l’espérance de vie et de la qualité de vie des aînés». Les tables de mortalité conçues et mises à jour par les firmes d’actuaires deviendraient la bible des gestionnaires des caisses de retraite.

Rapport D’Amours

Ces propositions découlent en droite ligne du rapport déposé en 2013 par un comité d’experts dirigé par M. Alban D’Amours. Ce dernier avait alors signifié que l’espérance de vie de la population s’améliorait, que la population vieillissait et que les gens seraient, un jour, appelés à travailler jusqu’à l’âge de 70 ans.

Les libéraux proposeront aussi d’éliminer les incitatifs fiscaux favorisant la retraite hâtive et de bonifier les incitatifs pour le maintien en emploi. Ils suggèreront au gouvernement de permettre la mise en place de nouveaux types de régimes de retraite «à prestations cibles et de régimes à flux de trésorerie».

Le gouvernement n’est pas tenu de mettre en application les résolutions adoptées dans un congrès d’orientation.