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Un service musical sur mesure pour le Québec

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Apple a finalement confirmé l’arrivée, fin juin, de son nouveau service musical Apple Music. Alliant une radio internet nouveau genre et des listes de lecture sur mesure, d’une part, à l’achat plus classique de pièces et d’albums tirés d’iTunes, d’autre part, Apple Music semble vouloir plaire à tout le monde en même temps. Ce nouveau service semble d’ailleurs être une bonne affaire pour les Québécois.

Quand on suit les technos d’assez près, on ­entend dire que le Québec est régulièrement à la traîne dans l’adoption des nouvelles technologies. Moins branché que le reste du Canada et les États-Unis. C’est un peu simpliste. La plupart du temps, ces innovations sont simplement destinées à un autre marché que le Québec: le marché anglo-américain.

Pas de ça avec Apple Music. Ou presque. Car outre «Beats 1», une radio anglophone diffusée 24/7 sur tous les appareils d’Apple et même sur Windows et sur Android, tout le reste est conçu exprès pour le marché mondial. Ou, pour être plus précis, pour la centaine de marchés musicaux locaux où iTunes est déjà présent. Le Québec, par exemple.

Musique en tout genre, sur mesure

Apple l’a dit et redit: tout, dans Apple Music, est créé par des humains. Même les listes musicales qu’on demandera à l’application de créer, à partir d’une chanson, d’un artiste ou d’un genre musical, ont été générées, à la base, par un humain.

Croyez-le ou non, mais ce DJ nouveau genre pourrait se trouver à Montréal, puisqu’iTunes a des gens établis ici. Et ces gens savent faire la différence entre les Cowboys fringants et Louis-Jean Cormier. Ou même Charles Aznavour, puisqu’un humain sait, a priori, que la «musique francophone» n’est pas qu’un simple genre musical, au même titre que le country, la pop et la chanson française.

Une bonne partie des 30 millions de pistes ­accessibles via Apple Music est du contenu ­local. À ce jeu, Spotify fait aussi bien, annonçant 35 millions de pistes, entrecoupées de pub ou non, selon qu’on paie ou pas. Non sans un peu d’humour, Spotify offre aussi le mode «Canadify» qui recommande des artistes canadiens équivalant à l’artiste étranger de votre choix.

Spotify facture 10 $ par mois pour son service Premium. À 10 $ US, Apple Music coûtera un peu plus cher, chez nous, mais son forfait familial à 15 $ US par mois pour six utilisateurs et la possibilité de s’y abonner sans frais pendant trois mois le rendent en fin de compte plus ­accessible.

Radio, chansons et... réseau social ?

Outre la webdiffusion sur mesure, l’application Music sur iOS intégrera les fichiers ­musicaux stockés sur l’appareil via iTunes, après un achat sur la boutique d’Apple, ou via ­synchronisation avec un Mac. L’idée est de tout regrouper en un seul endroit, peu importe la ­nature de la musique.

À ceux pour qui la découverte de nouvelle ­musique est primordiale, Apple offre deux ­options inédites chez Spotify, Rdio et autres Google Music: Beats 1 est une radio internet ­accessible gratuitement qui offrira une programmation linéaire et jouera des chansons triées sur le volet dans des studios à Los ­Angeles, New York et Londres. Les DJ vont ­intervenir, commenter, et même faire des entrevues... en anglais. Remarquez, on promet la musique la plus branchée du moment, alors c’est peut-être un compromis viable.

Enfin, Apple sort «Ping» des boules à mites sous un onglet appelé Connect. Un réseau social à sens unique où du contenu (textes, photos, musique et vidéos) sera publié par les artistes qu’Apple juge pertinents selon les goûts de l’utilisateur. Des goûts qui sont établis à partir de ses habitudes dans l’application: listes de ­lecture, chansons les plus écoutées, etc. Les artistes vont-ils coopérer? Pas si on se fie à Ping, qui a fait patate assez vite.

Bref, Apple Music se présente comme un simple service de musique en diffusion web, mais c’est un peu plus que ça. Outre une radio internet qui se veut avant-gardiste et la musique achetée à la pièce, c’est un service musical sur mesure à saveur locale et humaine relevée. Tout ça pour le prix d’un album par mois. Ce qui est une aubaine, sauf pour ceux qui ont déjà pris l’habitude de payer encore moins que ça pour trouver la musique ailleurs sur internet...

 

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